Scande&Chante : Un logiciel d’analyse métrique et rythmique des hexamètres
5 mars 2008, 00:28
Bonjour,
après vous avoir répondu en privé, je mets un mot sur le site, puisque G. de Rosny a publié votre message. Vous êtes très aimable de citer les propos d’A. Dain qui fut le maître de notre regretté maître Jean Irigoin, métricien très accompli, et de Stephen Daitz, aède remarquable dont les expériences sont très précieuses aux philologues.
L’avantage de travailler sur l’hexamètre est de poser un certain nombre de problèmes de prosodie et de rythme qui valent évidemment pour la lyrique.
Le logiciel offre des possibilités de tri extrêmement fines dans un système régulé au moins en apparence. Dans le cas des vers lyriques, la polikilia des mètres nous contraint à travailler différemment.
L’exercice philologique de détermination des côla, des vers, et des périodes doit être dépassé par des propositions déclarées de rythme. Il est un peu facile de plaider pour telle ou telle lecture rythmique sans pouvoir en délivrer une interprétation orale ou orchestique.
Mais que vont dire mes collègues si en plus d’oraliser le grec je les pousse à danser sur leurs estrades ?
Dans le cadre des expériences du groupe Démodocos, j’ai demandé à des musiciens d’écrire sur Eschyle, Sappho, Aristophane, Sophocle, Pindare. Avec des connaissances philologiques inégales, ils ont créé des mélodies, approché la forme musicale grecque, parfois avec une hardiesse et un talent dont on leur sait gré.
Je suis très impatient de pouvoir développer avec eux ces différents domaines. Même si l’approche est surtout restée artistique et scénique jusqu’ici. Mais n’est-ce pas l’essentiel ?
Bonjour,
après vous avoir répondu en privé, je mets un mot sur le site, puisque G. de Rosny a publié votre message. Vous êtes très aimable de citer les propos d’A. Dain qui fut le maître de notre regretté maître Jean Irigoin, métricien très accompli, et de Stephen Daitz, aède remarquable dont les expériences sont très précieuses aux philologues.
L’avantage de travailler sur l’hexamètre est de poser un certain nombre de problèmes de prosodie et de rythme qui valent évidemment pour la lyrique.
Le logiciel offre des possibilités de tri extrêmement fines dans un système régulé au moins en apparence. Dans le cas des vers lyriques, la polikilia des mètres nous contraint à travailler différemment.
L’exercice philologique de détermination des côla, des vers, et des périodes doit être dépassé par des propositions déclarées de rythme. Il est un peu facile de plaider pour telle ou telle lecture rythmique sans pouvoir en délivrer une interprétation orale ou orchestique.
Mais que vont dire mes collègues si en plus d’oraliser le grec je les pousse à danser sur leurs estrades ?
Dans le cadre des expériences du groupe Démodocos, j’ai demandé à des musiciens d’écrire sur Eschyle, Sappho, Aristophane, Sophocle, Pindare. Avec des connaissances philologiques inégales, ils ont créé des mélodies, approché la forme musicale grecque, parfois avec une hardiesse et un talent dont on leur sait gré.
Je suis très impatient de pouvoir développer avec eux ces différents domaines. Même si l’approche est surtout restée artistique et scénique jusqu’ici. Mais n’est-ce pas l’essentiel ?
Salutations distinguées
Philippe Brunet