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	<title>HOMEROS.FR - Atelier de m&#233;trique grecque et latine</title>
	<link>http://homeros.homeip.net/</link>
	<description>groupe de m&#233;trique dirig&#233; par Philippe Brunet ;
logiciel Scande&amp;Chante con&#231;u par Gilles de Rosny</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Sur le papier, sur la sc&#232;ne</title>
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		<dc:date>2009-06-19T06:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Brunet</dc:creator>

<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique4">Positions sur le vers grec</category>


		<description>Pour pr&#233;venir les incompr&#233;hensions qui g&#234;nent parfois les m&#233;triciens et les rythmiciens, je voudrais faire une sorte de pr&#233;ambule. &lt;br /&gt;Une analyse de pure m&#233;trique serait facilement tourn&#233;e en d&#233;rision par les rythmiciens ; une interpr&#233;tation rythmique serait vite consid&#233;r&#233;e comme douteuse par les m&#233;triciens effarouch&#233;s devant la hardiesse de tel ou tel choix. &lt;br /&gt;Mais il est important de savoir de quel champ on rel&#232;ve lorsque l'on op&#232;re sur les m&#232;tres grecs ; il faudrait parvenir &#224; faire la synth&#232;se, ou, si &#231;a (...)


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&lt;a href="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Positions sur le vers grec&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour pr&#233;venir les incompr&#233;hensions qui g&#234;nent parfois les m&#233;triciens et les rythmiciens, je voudrais faire une sorte de pr&#233;ambule.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une analyse de pure m&#233;trique serait facilement tourn&#233;e en d&#233;rision par les rythmiciens ; une interpr&#233;tation rythmique serait vite consid&#233;r&#233;e comme douteuse par les m&#233;triciens effarouch&#233;s devant la hardiesse de tel ou tel choix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais il est important de savoir de quel champ on rel&#232;ve lorsque l'on op&#232;re sur les m&#232;tres grecs ; il faudrait parvenir &#224; faire la synth&#232;se, ou, si &#231;a n'est pas possible, rester conscient de ce qui pense en nous lorsqu'on pense en m&#233;tricien et de ce qui agit, peut-&#234;tre, en nous, lorsque l'on agit en rythmicien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La m&#233;trique est une discipline de la philologie, la rythmique est une branche de la musique. De la viennent parfois les difficult&#233;s pour les r&#233;concilier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les m&#233;triciens sont &#224; la fois attentifs &#224; la transmission du texte et aux conditions de sa transmission, et ils deviennent experts en colom&#233;trie : tout leur travail consiste &#224; recueilir les signes de la versification (vers, strophes, bien s&#251;r, mais aussi ces &#233;l&#233;ments plus brefs que sont les c&#244;la).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cas des stiques, les vers sont identifi&#233;s ; dans la po&#233;sie lyrique, la premi&#232;re t&#226;che est de rep&#233;rage, d'analyse des &#233;l&#233;ments constituants de la strophe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les fronti&#232;res des &#233;l&#233;ments ne sont pas toujours tranch&#233;es (di&#233;r&#232;se, fin de p&#233;riode) ; le plus souvent, la phrase enjambe sur les &#233;l&#233;ments m&#233;triques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce premier travail effectu&#233; par les philologues est sous-tendu par les donn&#233;es codicologiques, pal&#233;ographiques, &#233;ditoriales au sens large, mais aussi par l'id&#233;e rythmique qui malgr&#233; tout guide le m&#233;tricien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car c'est l&#224; le paradoxe, le m&#233;tricien est guid&#233; par une id&#233;e du rythme, tout comme le m&#232;tre repose sur un certain rythme. Mais le m&#233;tricien reste pris dans son id&#233;e m&#233;trique (d&#233;coupage de s&#233;quences identifiables, sinon perceptibles dans leur nature rythmique). Il reste dans sa m&#233;trique de papier. Toute son ing&#233;niosit&#233;, toute la science alexandrine, romaine, byzantine, celle de la Renaissance et des philologues modernes est convoqu&#233;e dans le but de s&#233;parer, d'analyser les &#233;l&#233;ments versifi&#233;s de la strophe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il recherche des s&#233;quences, des &#233;l&#233;ments connus, identifi&#233;s par ailleurs, il &#233;tablit des coh&#233;rences, et des correspondances, dans les syst&#232;mes &#224; responsio.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Admettons que son analyse soit faite. Que le m&#233;tricien ait fait son travail. Pr&#233;tend-il conna&#238;tre le rythme de ce qu'il a s&#233;quenc&#233;, ordonn&#233;, d&#233;fini ? Son classement, son analyse suffit-elle &#224; d&#233;finir rythmiquement la strophe analys&#233;e, &#224; la faire vivre ? Quel est ce savoir musical, musical parce que rythmique, qui se laisse appr&#233;hender par la raison m&#233;tricienne ? Il me para&#238;t tr&#232;s important d'appr&#233;cier le degr&#233; de pertinence de la m&#233;trique du point de vue du rythme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A sa mani&#232;re, le m&#233;tricien compte des temps ; il analyse les dipodies, les tripodies, les t&#233;trapodies etc. Dire avec les m&#233;triciens qu'un vers compte quatre temps marqu&#233;s, c'est reconna&#238;tre, par exemple, sa nature de dim&#232;tre (anapestique, iambique, choriambique, ionique, glyconien etc.). il va de soi que la valeur attribu&#233;e sur le papier &#224; un tel d&#233;compte ne pr&#233;juge en rien de la valeur rythmique, tr&#232;s variable, de ces diff&#233;rents m&#232;tres. Ainsi, la dipodie anapestique compte 8 temps, la dipodie dactylique &#233;galement ; la dipodie iambique ou la trocha&#239;que oscille entre 6 et 7, avec une marge d'incertitude, dans laquelle les Anciens reconnaissaient une part d'irrationel. Quant au choriambe ou &#224; l'ionique, il n'existe que dans le dim&#232;tre, qui double le nombre de ses 6 temps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'interpr&#233;tation rythmique d'un texte m&#233;trique est sujette &#224; de grandes marges d'interpr&#233;tation : &#224; la fois dans la prise en compte des constituants de la syllabe et dans le passage au rythme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me pour un rythme bien connu, pour un m&#232;tre bien identifi&#233;, les philologues ne s'accordent pas. Ils parlent fort quand ils se disputent. Mais on a trop rarement l'occasion de les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;entendre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la construction strophique, les changements et alternances de rythme jouent un r&#244;le essentiel : les questions tr&#232;s d&#233;licates de seuil et de limite, pos&#233;es par les m&#233;triciens, et celles de pulsation et de dur&#233;e, pos&#233;es par les rythmiciens trouvent leur r&#233;solution dans l'acte de la &quot;perfomance&quot;. L'interpr&#233;tation vivante est en effet seule d&#233;positaire d'un sens global.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au-del&#224; du rythme, les questions d'accent musical des mots, de phras&#233;, de mouvement de la phrase, de jeux phoniques contribuent &#224; fa&#231;onner la chair du po&#232;me, mais ne sont constitutifs ni du m&#232;tre ni du rythme ; ils existent &#224; travers ces derniers et en soulignent certaines caract&#233;ristiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Hom&#232;re et sa lyre</title>
		<link>http://www.homeros.fr/spip.php?article69</link>
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		<dc:date>2009-04-27T17:39:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Brunet</dc:creator>

<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique22">Hom&#232;re et la musique</category>


		<description>Les a&#232;des du groupe D&#233;modocos disent Hom&#232;re depuis la naissance de la troupe, inspir&#233;s par l'exemple de Stephen Daitz. Parfois, ils chantent sur des partitions &#233;crites, notamment par Fran&#231;ois Cam (cf. l'air de &quot;Muse, dis-moi&quot;, compos&#233; sur nos hexam&#232;tres fran&#231;ais puis appliqu&#233; par les com&#233;diens au grec). Ils ont tent&#233; cette diction r&#233;cit&#233;e, parfois chant&#233;e dans des lectures (L'Iliade &#224; Avignon en 2005) et dans des mises en sc&#232;ne dramatiques (Circ&#233;, Cyclope au fil des ans, de 1999 &#224; 2009). &lt;br /&gt;Parall&#232;lement, du (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les a&#232;des du groupe D&#233;modocos disent Hom&#232;re depuis la naissance de la troupe, inspir&#233;s par l'exemple de Stephen Daitz. Parfois, ils chantent sur des partitions &#233;crites, notamment par Fran&#231;ois Cam (cf. l'air de &quot;Muse, dis-moi&quot;, compos&#233; sur nos hexam&#232;tres fran&#231;ais puis appliqu&#233; par les com&#233;diens au grec). Ils ont tent&#233; cette diction r&#233;cit&#233;e, parfois chant&#233;e dans des lectures (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Iliade&lt;/i&gt; &#224; Avignon en 2005) et dans des mises en sc&#232;ne dramatiques (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Circ&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cyclope&lt;/i&gt; au fil des ans, de 1999 &#224; 2009).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parall&#232;lement, du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Retour d'Ulysse&lt;/i&gt; (1995) jusqu'&#224; mes r&#233;cents r&#233;citals du printemps 2009, j'ai d&#233;velopp&#233; une forme personnelle de diction chant&#233;e et improvis&#233;e.
L'absence d'instruments a frein&#233; le d&#233;veloppement de cette expression musicale. Mais le d&#233;sir est toujours rest&#233; l&#224;, de chanter, de partir des grilles harmoniques fournies par les principes de la musique antique et les t&#233;moignages musicaux, dont la troupe s'est nourrie d&#232;s le commencement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le fait de chanter ne modifie par les donn&#233;es fournies par l'hexam&#232;tre d'Hom&#232;re. Tous les caract&#232;res (dur&#233;e, rythme, intonation) restent pris en compte par l'a&#232;de qui les int&#232;gre &#224; un phras&#233;, comme tout bon interpr&#232;te. Dans la diction chant&#233;e, comme le rappelle Aristide Quintilien, la voix saute d'un point fixe &#224; un autre au lieu de glisser, ce que fait la voix dans le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;melos log&#244;des&lt;/i&gt;. La diff&#233;rence est que ce saut d'intervalle est pr&#233;vu par le syst&#232;me harmonique choisi, et cons&#233;quemment par l'accord de la lyre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que ce soit dans le fameux passage de D&#233;modocos au chant VIII de l&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;'Odyss&#233;e&lt;/i&gt;, que je me souviens avoir psalmodi&#233; au Festival latin grec &#224; B&#233;cherel (&#233;dition 2006) en me laissant aimanter par les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Hymnes delphiques&lt;/i&gt;, ou dans l&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;'Invocation &#224; la Muse&lt;/i&gt;, toujours recommenc&#233;e, pour l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Iliade&lt;/i&gt; comme pour l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Odyss&#233;e&lt;/i&gt;, au Couvent des R&#233;collets ou &#224; la BNF (colloque &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur les traces d'Ulysse&lt;/i&gt;, 27 mai 2007), certains jours, la voix a voulu chanter, ne pas seulement rester dans la parole. A la Sorbonne, dans les lectures de ce d&#233;but d'ann&#233;e, l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Iliade&lt;/i&gt;, que nous lisions dans ma traduction, me venait souvent en grec, avec la tentation irr&#233;sistible du chant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'acquisition toute r&#233;cente de lyres traditionnelles &#224; cinq cordes port&#233;es &#224; six ou &#224; sept, trouvaille inesp&#233;r&#233;e, me permet d'envisager une forme d'accompagnement pour le chant de l'a&#232;de.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mon exp&#233;rience de cette improvisation est que la tr&#232;s grande finesse de nos analyses, telles qu'elles sont d&#233;velopp&#233;es sur ce site, devient une source d'inspiration pour le d&#233;veloppement du chant. Bien s&#251;r, il ne suffit pas d'appliquer des r&#232;gles, ni d'&#234;tre dans une d&#233;marche philologique stricte qui imposerait des principes purement intellectuels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des exemples de monodie &#224; 2, 3 ou 4 notes existent dans les t&#233;moignages de l'ethno-musicologie : je ne connais rien de plus beau que certains chants tr&#232;s simples de l'Afghanistan ou de la Mongolie. Mais l'&#233;nergie de la communaut&#233; qui porte ces chants leur donne une dimension tr&#232;s particuli&#232;re. Le vent qui traverse ces chants ne vient pas du confinement d'un studio ; ce qu'ils savent, les chanteurs ne l'ont pas appris dans un dictionnaire de prosodie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les tentatives de restitution harmonique dans les genres diatoniques, chromatiques, et m&#234;me enharmoniques dans les compositions de Fran&#231;ois Cam (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Orestie&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Antigone&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Erechth&#233;e&lt;/i&gt;) rel&#232;vent d'un myst&#232;re : celui du th&#233;&#226;tre et de sa transmission renou&#233;e par la magie de lois musicales. Toucher &#224; cette m&#233;moire enfouie, &#224; partir d'aujourd'hui, telle est la d&#233;marche th&#233;&#226;trale que nous avons entreprise avec D&#233;modocos.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais la voix &#233;pique, celle que nos laboratoires de recherche traquent, exp&#233;rimentent, analysent, reste au-del&#224; de toute connaissance musicale. Des statuettes minoennes d'a&#232;des lyricines en marbre aux rhapsodes des vases attiques, des t&#233;moignages dans les biographies tardives, des r&#233;f&#233;rences dans toute la litt&#233;rature antique, et les exemples de l'ethno-musicologie ne font que confirmer notre ignorance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il reste l'hexam&#232;tre, et les fascinantes relations de la langue et du rythme, du verbe et du chant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Passer de l'universit&#233; &#224; l'espace des muses ? &#231;a ne se d&#233;cide pas depuis l'estrade de nos amphith&#233;&#226;tres. Les r&#233;centes restitutions vocales, musicales, th&#233;&#226;trales issues de la philologie fonctionnent trop souvent &#224; partir de leurs propres r&#232;gles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De m&#234;me que l'art ne saurait avoir de vis&#233;e d&#233;monstrative, la perception de l'art engage bien autre chose qu'une &#233;valuation critique du savoir mis en oeuvre. Et l&#224;, on se doute qu'il s'agit de tout autre chose que de technique vocale ou musicale. Parfois, il ne sert &#224; rien de chanter devant des sp&#233;cialistes. C'est m&#234;me dangereux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout est li&#233;. L'a&#232;de ne saurait &#234;tre seul avec ses formules et ses modes, m&#234;me si, dans son studio, il feint de s'isoler. Jamais il ne saurait oublier le public, ni avant, ni pendant, ni apr&#232;s. C'est en aspirant &#224; une langue commune que l'a&#232;de s'accorde, puis chante. C'est avec l'&#233;cho de son chant qu'il travaille, avec la mani&#232;re dont les autres le re&#231;oivent, avec l'attente des autres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le probl&#232;me musical n'est qu'un seul aspect des choses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fixant l'harmonie selon une vis&#233;e pr&#233;d&#233;finie, les cordes de la lyre cadrent l'improvisation de l'a&#232;de, sans la contraindre. Le faible nombre de cordes implique des choix pr&#233;alables : on d&#233;cide d'avoir le t&#233;tracorde complet, ou non. Le choix harmonique engage personnellement l'a&#232;de dans une couleur donn&#233;e, d&#233;termin&#233;e par le genre, ou bien ouverte et libre. Faut-il pr&#233;voir de changer de genre au cours d'un m&#234;me chant ? Doit-on le faire avec la m&#234;me lyre, ou avec une autre ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La possibilit&#233; de faire &#233;cho, d'orner avec la lyre offre &#224; l'a&#232;de une nouvelle gestion du temps musical, et pas seulement en fin d'hexam&#232;tre. La narration red&#233;marre souvent &#224; la trocha&#239;que troisi&#232;me (T3), ou &#224; la di&#233;r&#232;se quatri&#232;me (D4). La pause interdite des m&#233;triciens devient plus que jamais l'espace d&#233;sir&#233;, creus&#233;, approfondi, de l'interpr&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au-del&#224; de l'alternance ou superposition de la lyre et du texte, la langue grecque ne saurait emprisonner l'a&#232;de dans une tour d'ivoire. L'a&#232;de peut traduire, m&#234;ler les langues, improviser sans nul doute, mais il peut aussi faire vibrer cette langue transparente, d&#233;barrass&#233;e d'une compr&#233;hension de surface, restrictive et trompeuse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Surtout, la recherche d'une sinc&#233;rit&#233; dans la naissance du geste vocal semble requ&#233;rir une d&#233;marche solitaire, personnelle. L'a&#232;de doit chercher son chant. A c&#244;t&#233; de la scansion chorale commune, qui nous vaut tant de bonheurs, il est non moins n&#233;cessaire de faire silence, d'&#233;couter en soi et hors de soi, d'&#233;grener quelques notes toutes simples. Et de laisser Hom&#232;re conduire ce chant int&#233;rieur, fr&#234;le, dont le premier &#233;tonn&#233; est l'a&#232;de lui-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=Jg_acu_Cmgo&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La travers&#233;e d'Ulysse&lt;/strong&gt; : Extrait video sur Youtube.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Publication de deux trag&#233;dies grecques</title>
		<link>http://www.homeros.fr/spip.php?article68</link>
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		<dc:date>2009-04-05T18:24:16Z</dc:date>
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<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique9">Le groupe de m&#233;trique</category>


		<description>Les Editions du Relief viennent de faire para&#238;tre ce printemps 2009, dans la &quot;Nouvelle Biblioth&#232;que Antique&quot;, deux ouvrages bilingues &#233;l&#233;gamment mis en page : &lt;br /&gt;Antigone de Sophocle, traduit du grec par Philippe Brunet &lt;br /&gt;Les Perses d'Eschyle, traduit du grec par Guillaume Boussard, Yann Migoubert, Aymeric M&#252;nch &lt;br /&gt;La pr&#233;sentation met en &#233;vidence les diff&#233;rentes modalit&#233;s de la parole et du chant. Le rythme est lisible en fran&#231;ais et en grec ancien. &lt;br /&gt;Une introduction met en perspective l'oeuvre dramatique (...)


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&lt;a href="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Le groupe de m&#233;trique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Editions du Relief&lt;/i&gt; viennent de faire para&#238;tre ce printemps 2009, dans la &quot;Nouvelle Biblioth&#232;que Antique&quot;, deux ouvrages bilingues &#233;l&#233;gamment mis en page :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Antigone&lt;/i&gt; de Sophocle, traduit du grec par Philippe Brunet&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Perses&lt;/i&gt; d'Eschyle, traduit du grec par Guillaume Boussard, Yann Migoubert, Aymeric M&#252;nch&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_202 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L211xH295/Antigone-6c586.jpg' width='211' height='295' alt=&quot;&quot; style='height:295px;width:211px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_203 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L211xH295/Perses-19f5f.jpg' width='211' height='295' alt=&quot;&quot; style='height:295px;width:211px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La pr&#233;sentation met en &#233;vidence les diff&#233;rentes modalit&#233;s de la parole et du chant. Le rythme est lisible en fran&#231;ais et en grec ancien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une introduction met en perspective l'oeuvre dramatique dans une approche vivante, touchant au plus pr&#232;s les r&#233;alit&#233;s de la repr&#233;sentation th&#233;&#226;trale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le grec ancien est donn&#233; sans note, avec pr&#233;cision, d'apr&#232;s le choix &#233;ditorial des traducteurs, pour le plus grand nombre de lecteurs possible, qui auront &#224; coeur de poss&#233;der ces oeuvres ma&#238;tresses dans une typographie fine et claire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les amateurs de m&#233;trique, de po&#233;sie et de th&#233;&#226;tre, le &#233;tudiants, les &#233;l&#232;ves pourront lire &#224; voix haute ces textes jou&#233;s par la compagnie D&#233;modocos au fil des ans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'attente d'une diffusion en librairie, les lecteurs peuvent acqu&#233;rir l'un ou l'autre livre aupr&#232;s de l'&#233;diteur (editionsdurelief &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;apud&lt;/i&gt; gmail.com).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_204 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L520xH384/Perses-1013-cadc0.jpg' width='520' height='384' alt=&quot;&quot; style='height:384px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Analyseur grammatical</title>
		<link>http://www.homeros.fr/spip.php?article67</link>
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		<dc:date>2009-02-24T08:45:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles</dc:creator>

<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique2">Scande</category>


		<description>Le Dr. Peter Heslin a d&#233;velopp&#233; un programme d'analyse grammaticale des mots grecs et latins, Diogenes, bas&#233; sur les ressources offertes par le site Perseus. La structure des informations fournies convient &#224; la r&#233;alisation d'analyses syntaxiques automatiques, mais Diogenes requiert l'&#233;criture de chaque mot dans un cadre formulaire. &lt;br /&gt;Une analyse grammaticale de l'ensemble mots d'un texte grec peut &#234;tre r&#233;alis&#233;e en cliquant ici : la fen&#234;tre obtenue permet d'&#233;crire ou de coller un texte (...)


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&lt;a href="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Scande&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Dr. Peter Heslin a d&#233;velopp&#233; un programme d'analyse grammaticale des mots grecs et latins, &lt;a href=&quot;http://www.dur.ac.uk/p.j.heslin/Software/Diogenes/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Diogenes&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, bas&#233; sur les ressources offertes par le site &lt;a href=&quot;http://www.perseus.tufts.edu/hopper/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Perseus&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. La structure des informations fournies convient &#224; la r&#233;alisation d'analyses syntaxiques automatiques, mais &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Diogenes&lt;/strong&gt; requiert l'&#233;criture de chaque mot dans un cadre formulaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://biotoile2.ujf-grenoble.fr/grec/soumet_grec.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; Une analyse grammaticale de l'ensemble mots d'un texte grec peut &#234;tre r&#233;alis&#233;e en cliquant ici&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : la fen&#234;tre obtenue permet d'&#233;crire ou de coller un texte (caract&#232;res grecs polytoniques) puis de soumettre ce texte &#224; l'analyseur qui utilise une des bases de donn&#233;es de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Diogenes&lt;/strong&gt;. Ce dernier logiciel peut utilement &#234;tre employ&#233; si l'on d&#233;sire obtenir des informations compl&#233;mentaires (en anglais) &#224; propos d'un mot particulier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les Dionysies 4e &#233;dition - Du 21 au 29 mars 2009</title>
		<link>http://www.homeros.fr/spip.php?article57</link>
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		<dc:date>2009-02-11T22:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique19">Th&#233;&#226;tre, sc&#232;ne, performance</category>


		<description>La quatri&#232;me &#233;dition du festival des Dionysies, cr&#233;&#233; par Philippe Brunet et Fran&#231;ois Cam, de la cie D&#233;modocos, et Dido Lykoudis, en partenariat avec le Service Culturel de la Sorbonne, sous les auspices du Minist&#232;re de la Culture et de l'Ambassade de Gr&#232;ce. Avec l'aide de la Mairie de Paris et du Coll&#232;ge des Universit&#233;s.

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&lt;a href="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt;Th&#233;&#226;tre, sc&#232;ne, performance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;DIONYSIES 2009, festival de th&#233;&#226;tre antique &#224; Paris&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;VOIX SACR&#201;ES, LANGUES ENFOUIES
&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;fectoire des Cordeliers, 15 rue de l'Ecole de M&#233;decine&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Du 21 au 29 mars 2009&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
www.dionysies.org&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;contact@dionysies.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact r&#233;servations, presse 01 40 46 32 83&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Passeport festival 50 euros / &#233;tud. 30 euros&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Passeport journalier 20 euros / &#233;tud. 10 euros&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Prix de chaque spectacle 15 euros / 6 euros&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Matin&#233;es scolaires, 8 euros&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact pro 06 87 35 57 71&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_195 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/IMG/jpg/IMG_1149br.jpg&quot; title='JPG - 28.4 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L101xH150/IMG_1149br-4bfa4-9138b.jpg' width='101' height='150' alt='JPG - 28.4 ko' style='height:150px;width:101px;' class='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Lyre de D&#233;modocos&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;Photo Catherine Peillon&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Samedi 21 mars 2009 Ouverture des Dionysies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;19h Appel aux Muses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Ouverture des Dionysies&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &lt;/i&gt;, par les compagnies&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Appeler les Muses, pour les rendre propices, et attirer sur les Dionysies la faveur des dieux concern&#233;s....&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;20h&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Les Mille lunes de Sappho&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, par Oum-Hani Chkounda, cr&#233;ation vocale &#224; partir du grec ancien de Sappho, projet pr&#233;sent&#233; par la cie D&#233;modocos&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De la rencontre entre une chanteuse lyrique et un hell&#233;niste est n&#233;e l'id&#233;e de faire rena&#238;tre le verbe de Sappho dans une libre cr&#233;ation vocale et musicale.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Rencontre autour d'un verre avec le public et les artistes&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Dimanche 22 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;15h&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Les Perses&lt;/i&gt; d'Eschyle&lt;/strong&gt;, Cie D&#233;modocos et Atelier Choeur antique de la Sorbonne, traduction Guillaume Boussard, Yann Migoubert et Aymeric M&#252;nch, mise en sc&#232;ne Philippe Brunet, musique Jean-Baptiste Ap&#233;r&#233;, direction musicale Fran&#231;ois Cam, costumes Anahita Batha&#239;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec Yohann Grandsire, Agn&#232;s Cance, Rebecca Lef&#232;vre, Aymeric M&#252;nch, Guillaume Boussard, Fran&#231;ois Cam et le choeur : Louise Akili, Laure Barbotte, Sahra Bernard, Soofi Chakhmaghi, Sofia-Marianthi Chalkiadaki, Alexis Crouzil, Cl&#233;mence Drouet, Alison Duffy, Bastien Fontanille, B&#233;renger Hainaut, Violette (Xiaoli) Hu, Laura Kolbecher, Elise Loiseau, Carole Martin, Laura Martin, Marie-Ang&#233;lique Mennecier, Mathilde Opinel, Gilles de Rosny, Joohoon Shin, Susie Vussbaumer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;faite perse de 480 avant l'&#232;re chr&#233;tienne. Le d&#233;sastre et la douleur sublimes du peuple perse. L'horreur de la guerre. Reprise du spectacle cr&#233;&#233; en 2001 par la cie D&#233;modocos, avec la plupart des interpr&#232;tes que Jean Rouch avait film&#233;s dans son dernier film&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Le r&#234;ve plus fort que la mort&lt;/i&gt; (AMIP 2002).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le spectacle sera repris dans le th&#233;&#226;tre romain d'Argentomagus les 24 et 25 juillet 2009, au festival des Milliaires&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;18h&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Chants sacr&#233;s des trois cultures (musulmane, chr&#233;tienne et juive)&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; par Anass Habib&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Un jeune chanteur &#224; la voix envo&#251;tante, bien connu du monde de la culture soufie, venu tout sp&#233;cialement de F&#232;s pour les Dionysies 2009.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;20h30 &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Oedipe roi&lt;/i&gt; de Sophocle&lt;/strong&gt; (Compagnie Artepo) ; sc&#233;nographie Klaus Speidel, costumes Liliana Padilla, composition musicale Herv&#233; Lesage de la Haye, percussions Simon Dagois-Bohy, lumi&#232;res Lionel Vidal, masques Pierangelo et Sara Summa, mise en sc&#232;ne Miquel Oliu Barton, dramaturgie : Julie Roux, traduction et collaboration Jean et Mayotte Bollack, collaboration sp&#233;ciale : Lionel Parlier et Laure Petit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec Stanislas Roquette, Herv&#233; de La Haye, Denis Gu&#233;noun, B&#233;ranger Crain,
Miquel Oliu Barton, Julie Roux, Herv&#233; Charton, Julien Pr&#233;vost.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Choeur : Mathilde Br&#233;mond, Herv&#233; Charton, Magali Cheynet, B&#233;ranger Crain, Simon
Dagois-Bohy, Sylvain Gugger, Emmanuel Jacob, Lucie Kirchner, Sibylle Lesourd,
Elo&#239;se Letellier, Juliette S&#233;journ&#233;, Julie Simonneau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'incessant questionnement d'Oedipe, avec cette soif de savoir qu'il a, et son amour pour la parole (il a vaincu la Sphinge avec un mot !), et pour sa ville, sa femme, ses enfants !, entra&#238;nent quiconque s'attaque/s'attache &#224; Oedipe Roi dans une dynamique exigeante et positive : interroger le sens, par la raison, mais aussi par le corps, avec humour, bonne humeur, et la rigueur et sacralit&#233; des anciens. La collaboration avec les traducteurs, Jean et Mayotte Bollack, est une chance exceptionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Spectacle cr&#233;&#233; aux Dionysies 2008.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;23h Caf&#233; Ouzo&lt;/strong&gt;, lectures, d&#233;bats&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Lundi 23 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;15h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Hom&#232;re par mots et par gestes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (en grec ancien et langue des signes), avec Olivier Sch&#233;trit et Philippe Brunet ; projet propos&#233; par Brigitte Baumie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Grec ancien et LSF, le rapprochement peut para&#238;tre &#233;trange.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais pour nous, le d&#233;fi et l'int&#233;r&#234;t de ce projet sont justement de confronter ces deux langues. L'une orale, l'autre gestuelle, toutes deux magnifiques et toutes deux m&#233;connues, chacune pratiqu&#233;e par des groupes de personnes sp&#233;cifiques et toutes deux en danger de disparition, lamin&#233;es par l'uniformisation de la culture et la &quot;rentabilit&#233;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Hom&#232;re par mots et par gestes&quot; repr&#233;sente une volont&#233; de rendre accessible au public sourd un pan de notre culture qui lui reste la plupart du temps inconnu et aussi de provoquer des rencontres entre personnes sourdes et entendantes, de faire d&#233;couvrir aux uns et aux autres des mondes qu'ils ne soup&#231;onnaient peut-&#234;tre pas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est aussi une r&#233;flexion sur la traduction, l'interpr&#233;tation, le passage d'un texte d'une culture &#224; une autre, d'un mode d'expression &#224; un autre. Comment rendre par gestes l'&#233;lan de la voix, le rythme de la prosodie, le chant d'un po&#232;me ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Philippe Brunet met en sc&#232;ne le spectacle et dit le texte d'Hom&#232;re en grec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Olivier Sch&#233;trit, acteur et conteur sourd, interpr&#232;te le texte en LSF.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Distribution en cours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La traduction en LSF est r&#233;alis&#233;e par Olivier Sch&#233;trit et les acteurs sourds en collaboration avec Igor Casas, &#233;tudiant interpr&#232;te en LSF, Philippe Brunet et Brigitte Baumie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La direction artistique et la production du spectacle sont assur&#233;es par Brigitte Baumi&#233; et Arts R&#233;sonances.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;20h&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Les lamentations d'H&#233;cube&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, extraits des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Troyennes&lt;/i&gt; d'Euripide, avec Annie Bastide-Blazy, Compagnie Melocotone&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Une g&#233;n&#233;ration assiste au sac de Rome, une autre au si&#232;ge de Paris, ou &#224; celui de Stalingrad, une autre au pillage du Palais d'&#233;t&#233; : la prise de Troie unifie en une seule image cette s&#233;rie d'instantan&#233;s tragiques, foyer central d'un incendie qui fait rage sur l'histoire, et la lamentation de toutes les vieilles m&#232;res que la chronique n'a pas eu le temps d'&#233;couter crier trouve une voix dans la bouche &#233;dent&#233;e d'H&#233;cube . &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette note de Marguerite Yourcenar emprunt&#233;e &#224; &#171; En p&#232;lerin et en &#233;tranger &#187; &#233;claire la proposition de faire entendre la voix seule d'H&#233;cube portant la douleur de toutes les femmes et de toutes les m&#232;res &#233;cras&#233;es par les guerres et leurs violences meurtri&#232;res.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;21h&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Les Perses&lt;/i&gt; d'Eschyle&lt;/strong&gt;, cie D&#233;modocos et atelier de l'Universit&#233; Paris-Sorbonne&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;23h Caf&#233; Ouzo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mardi 24 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;10h Matin&#233;e scolaire&lt;/strong&gt;, conf&#233;rence-atelier-spectacle&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Antigone&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Initiation au th&#233;&#226;tre antique : dramaturgie, chant, grec, scansion en fran&#231;ais, travail corporel, masque, drap&#233; (sur r&#233;servation)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;20h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Les trois bagues&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, chant sacr&#233; dans les trois traditions, par Karoline Zaidline&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Karoline Zaidline, chanteuse lyrique, s'int&#233;resse au chant sacr&#233; issu des cultures m&#233;diterran&#233;ennes. Chanteuse &#224; la voix profonde sp&#233;cialiste des musiques juives, ayant particip&#233; a plusieurs festivals d'Art sacr&#233; &#224; Fez en 2000 pour les chants hassidiques, Tunis, Venise, Calvi, Perpignan, Nantes, abbaye du Thoronet, Amsterdam, Li&#232;ge, Radio France..., elle a aussi jou&#233; dans l'Iliade, Antigone et Erechth&#233;e pour la compagnie D&#233;modocos.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;21h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Perses&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;23h caf&#233; Ouzo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mercredi 25 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;15h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Antigone&lt;/i&gt; de Sophocle&lt;/strong&gt;, par la cie D&#233;modocos et l'atelier th&#233;&#226;tre antique de l'Universit&#233; de Rouen, avec Nicolas Lakshmanan, Florence Phalempin-Galinat, Fantine Cav&#233;, Henrri de Sabates, Benoit Sarels et Jacques-Olivier Ledard ; mise en sc&#232;ne de Philippe Brunet, musique de Fran&#231;ois Cam&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La 4e ann&#233;e que la compagnie D&#233;modocos transforme sa mise en sc&#232;ne d'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Antigone&lt;/i&gt;, articulant le conflit &#233;ternel de Cr&#233;on et d'Antigone, du politique et de la m&#233;moire, du fran&#231;ais et du grec ancien. La trag&#233;die dionysiaque de Sophocle : le Choeur des Vieillards y c&#233;l&#232;bre la toute-puissance de l'homme, l'omnipr&#233;sence du d&#233;sir, la force du dieu du th&#233;&#226;tre, et le partage des r&#232;gnes : on saurait m&#233;langer impun&#233;ment les vivants et les morts.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;17h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Odyss&#233;e V&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, solo de danse contemporaine inspir&#233; du chant V de l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Odyss&#233;e&lt;/i&gt;, cr&#233;&#233; et interpr&#233;t&#233; par Edouard Felsenheld. Comment Ulysse quitte l'&#238;le de Calypso, essuie la col&#232;re de Poseidon et parvient, non sans peine, chez les Ph&#233;aciens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;17h15&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Le Cyclope&lt;/i&gt;, jeu th&#233;&#226;tral tir&#233; de l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Odyss&#233;e&lt;/i&gt; d'Hom&#232;re&lt;/strong&gt; par la cie D&#233;modocos, avec Philippe Brunet, Nicolas Lakshmanan, Jacques-Olivier Ledard, Florence Phalempin-Galinat, Henrri de Sabates&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_188 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:198px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L198xH300/sebjpg-b2dab.jpg' width='198' height='300' alt='JPG - 7.8 ko' style='height:300px;width:198px;' class='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:198px;'&gt;&lt;strong&gt;Cyclope lisant&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une Muse, un a&#232;de, et trois comp&#232;res qui s'&#233;prennent du tr&#232;s vieux r&#233;cit d'Hom&#232;re : le plus c&#233;l&#232;bre &#233;pisode des voyages d'Ulysse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment dire, comment jouer un texte d'avant le th&#233;&#226;tre ? Un texte cocasse, grotesque, amer, et m&#234;me cruel, aux confins de la civilisation et de la barbarie...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;19h Soir&#233;e et f&#234;te romaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Trois a&#232;des-po&#232;tes-traducteurs de la galaxie D&#233;modocos r&#233;veillent les &#233;nergies qui sommeillaient dans les textes poussi&#233;reux de nos biblioth&#232;ques. Le verbe latin, ainsi remis en voix, est saisissant. Et la langue fran&#231;aise qui transpose le rythme du latin est infiniment savoureuse...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Invocation aux Muses, 4e Bucolique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; par Nicolas Lakshmanan&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le chant de la terre, 2e G&#233;orgique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; de Virgile, par Aymeric M&#252;nch&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Virgile a d&#233;cide de chanter les vignes et les arbres dans son deuxi&#232;me chant. Il s'&#233;tend sur la merveilleuse diversit&#233; de la nature et des culture, va jusqu'&#224; &#233;voquer les arbres des confins du monde connu, mais revient sur sa ch&#232;re Italie qu'il pr&#233;sente avec les caract&#233;ristiques de l'&#226;ge d'or. Il profite de la noblesse de son propos pour rappeler ses ma&#238;tres : C&#233;sar Auguste, qui a ramen&#233; la paix en Italie apr&#232;s tant d'ann&#233;es de ravages et H&#233;siode, le po&#232;te d'Ascra, dont il reprend le projet des&lt;/i&gt; Travaux et les Jours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Hymne &#224; la mati&#232;re&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, extraits du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De Natura Rerum&lt;/i&gt; de Lucr&#232;ce, par Guillaume Boussard et Battan l'Otto.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Que se passe-t-il quand on provoque la rencontre de deux mat&#233;riaux hautement explosifs ? Dans les hexam&#232;tres latins de Lucr&#232;ce et fran&#231;ais de Guillaume Boussard, la pens&#233;e r&#233;volutionnaire d'Epicure t&#233;lescope les chants de travail, de lutte et d'amour du peuple d'Italie m&#233;ridionale. Battan l'Otto, collectif rouennais r&#233;solument contemporain, revivifie des traditions populaires en voie d'extinction ; Guillaume Boussard, membre de D&#233;modocos depuis 1997, s'est lanc&#233; dans la traduction mesur&#233;e de Lucr&#232;ce. On entendra ce soir les premiers extraits de ce travail en cours.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;21h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sacre du cristal&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. Avec Fr&#233;d&#233;ric Nogray aux bols chantants et Oum-Hani Chkounda au chant cristal.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Une exp&#233;rience d'harmonie &#233;prouv&#233;e dans la vibration des &#233;l&#233;ments.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;23h caf&#233; Chianti &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Jeudi 26 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;10h Matin&#233;e scolaire&lt;/strong&gt;, conf&#233;rence-atelier-spectacle &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Antigone&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Initiation au th&#233;&#226;tre antique : dramaturgie, chant, grec, scansion en fran&#231;ais, travail corporel, masque, drap&#233; (sur r&#233;servation)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;14h Table-ronde :&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; Langues enfouies, langues interdites&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Entr&#233;e libre&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Marie Formarier,&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Lisez-vous Cic&#233;ron ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cic&#233;ron peut nous aider &#224; d&#233;crypter les discours politiques d'aujourd'hui : le choix stylistique (notamment entre style incisif et style p&#233;riodique) refl&#232;te et exprime la strat&#233;gie persuasive de l'orateur (en particulier l'utilisation des &#233;motions de l'auditoire).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Petite synth&#232;se de la th&#233;orie cic&#233;ronienne, projection, &#233;coute et analyse de courts extraits de discours de France et d'ailleurs.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Emmanuel Lascoux, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'engastrimuthe (Platon ventriloque hom&#233;riste)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Comme toute voix, la voix grecque est ventriloque : Platon est l'engastrimuthe de Socrate, lui-m&#234;me engastrimuthe de Pindare, d'Euripide, etc...et surtout des Sophistes. Et tous engastrimuthes d'Hom&#232;re, le premier ventriloque connu, lequel fait tout parler, et les fait donc tous parler m&#234;me apr&#232;s lui. Et Zeus sait s'il les fait parler, et s'il nous fait encore parler !&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* V&#233;ronique Pillon, Fr&#233;d&#233;ric Billiet et C&#233;dric Cl&#233;ment, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Un festival de th&#233;&#226;tre antique au bord de la Creuse&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;En 2007, entre Berry et Poitou, le long de la voie romaine d'Argenton &#224; Poitiers, le festival des Milliaires, d&#233;di&#233; au th&#233;&#226;tre antique, a vu le jour. Ses cr&#233;ateurs nous font part de leurs exp&#233;riences et de leurs projets.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Gilles de Rosny, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;sentation du logiciel Scande&amp;Chante&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pour chacun des vers de l'Iliade et de l'Odyss&#233;e, les syllabes sont rep&#233;r&#233;es, la structure hexam&#233;trique (dactyles et spond&#233;es) est d&#233;termin&#233;e, la dur&#233;e pr&#233;cise et la hauteur tonale de chaque syllabe sont cod&#233;es &#224; l'aide de caract&#232;res d'allure &quot;musicale&quot; cr&#233;&#233;s &#224; cet effet. La nature des intermots est d&#233;termin&#233;e en fonction de leur aptitude &#224; constituer une c&#233;sure. Le &quot;rythme&quot; du vers est caract&#233;ris&#233; suivant la th&#233;orie tonotopique d'Emmanuel Lascoux. Les r&#233;sultats de l'analyse sont accessibles en ligne (http://www.homeros.fr).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Caf&#233; hom&#233;rique, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lecture et scansion d'une page du manuscrit de l'Iliade (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Adieux d'Hector et d'Andromaque&lt;/i&gt;), et lecture &#224; plusieurs voix en traduction&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le &quot;Caf&#233; hom&#233;rique&quot; consiste en une rencontre mensuelle ouverte &#224; tous, un samedi de 10h &#224; 12h dans un restaurant du Quartier Latin, pour &#233;tudier, scander, traduire Hom&#232;re.
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;19h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Les Troyennes&lt;/i&gt;, d'apr&#232;s Euripide&lt;/strong&gt;, avec Sara Llorca et Estelle Meyer, adaptation et mise en sc&#232;ne de Denis Llorca&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
21h Iphig&#233;nie &#224; Aulis, d'Euripide, par la cie Dernier Geste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;
Vendredi 27 mars&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;19h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Cyclope&lt;/i&gt; d'Hom&#232;re&lt;/strong&gt; (Cie D&#233;modocos)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;21h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Antigone&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (Cie D&#233;modocos)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;23h Caf&#233; Ouzo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Samedi 28 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;16h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les mille lunes de Sappho&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (Oum-Hani Chkounda)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;18h &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Un coup de d&#233;s jamais n'abolira le hasard&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de St&#233;phane Mallarm&#233; (Les Al&#233;as)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voix : Leyla Bouazza, Karine Laleu, Maxime Larcher, Sofia Laznik-Galves ; Fl&#251;te : Julia Baby ; Alto : Juliette Riandey ; Bandon&#233;on : Luc Baby ; Coordination du Hasard et voix : Fr&#233;d&#233;ric Ligier&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A l'&#233;cume du vers, quelques sons... Com&#233;diens et musiciens en &#233;coute. Un texte de Mallarm&#233; aux contours sans limites. Le Hasard joue la partie qui s'improvise. Retour &#224; des sources r&#234;v&#233;es ? Peut-&#234;tre ?
&quot;Toute Pens&#233;e &#233;met un Coup de D&#233;s.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;21h Soir&#233;e grecque, avec d&#233;monstration de danses&lt;/strong&gt; par le Lykeo Ellenidon&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Dimanche 29 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;15h&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Un coup de d&#233;s jamais n'abolira le hasard&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (Les Al&#233;as)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;16h&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Oedipe roi&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (cie Artepo)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;18h&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Chant Soufi&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; et &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les trois bagues&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, avec Anass Habib et Karoline Zaidline&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;P&#244;t de cl&#244;ture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>La langue d'&#338;dipe, le po&#232;te et le spectateur</title>
		<link>http://www.homeros.fr/spip.php?article66</link>
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		<dc:date>2009-02-10T00:32:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique20">S&#233;minaire : en marge d'Oedipe Tyran</category>


		<description>Il est largement convenu de voir dans &#338;dipe roi la trag&#233;die du destin et de l'absence de libert&#233; de l'homme, incapable de comprendre les volont&#233;s divines dans ce qu'elles peuvent avoir d'arbitraire. C'est une approche moderne, dont bien des pr&#233;suppos&#233;s doivent &#234;tre remis en cause. &lt;br /&gt;Le premier de ces pr&#233;suppos&#233;s consiste &#224; faire de la pi&#232;ce le terrain d'essai de probl&#233;matiques philosophiques sur la libert&#233; humaine ; or, si l&#233;gitime que soit cette probl&#233;matique dans le regard qu'on jette aujourd'hui sur (...)


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&lt;a href="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;S&#233;minaire : en marge d'Oedipe Tyran&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est largement convenu de voir dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#338;dipe roi&lt;/i&gt; la trag&#233;die du destin et de l'absence de libert&#233; de l'homme, incapable de comprendre les volont&#233;s divines dans ce qu'elles peuvent avoir d'arbitraire. C'est une approche moderne, dont bien des pr&#233;suppos&#233;s doivent &#234;tre remis en cause.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le premier de ces pr&#233;suppos&#233;s consiste &#224; faire de la pi&#232;ce le terrain d'essai de probl&#233;matiques philosophiques sur la libert&#233; humaine ; or, si l&#233;gitime que soit cette probl&#233;matique dans le regard qu'on jette aujourd'hui sur l'&#339;uvre, ce serait se m&#233;prendre de croire que Sophocle nous proposerait une r&#233;flexion philosophique &#224; travers un personnage tir&#233; du mythe. Il ne s'agit pas de pr&#233;tendre que le po&#232;te ne se soucie pas de philosophie, au sens que le mot pouvait prendre alors, mais de contester toute analyse qui reviendrait &#224; faire du th&#233;&#226;tre grec la mise en action d'id&#233;es philosophiques sous les yeux de spectateurs appel&#233;s &#224; en juger. Si Sophocle puise dans le mythe th&#233;bain des Labdacides, c'est pour explorer les ressources d'une l&#233;gende qui, comme celle des Atrides, soul&#232;ve la question politique des fondements de la cit&#233; : aux deux dynasties, th&#233;baine et argienne, qui s'autod&#233;truisent et d&#233;truisent au passage leur cit&#233;, il s'agit d'opposer le mod&#232;le triomphant d'Ath&#232;nes. Or ce mod&#232;le, ce sont les spectateurs ath&#233;niens des Dionysies eux-m&#234;mes qui sont appel&#233;s &#224; le constituer. Autant dire que le spectacle est aussi dans les gradins, qu'il y a une implication du spectateur, non peut-&#234;tre tel qu'il est mais tel qu'il est appel&#233; &#224; &#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela nous conduit &#224; contester un second pr&#233;suppos&#233;, qui nous vient tout droit d'Aristote et qui concerne sa th&#233;orie du th&#233;&#226;tre comme &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;mim&#232;sis&lt;/i&gt;, imitation. En la mati&#232;re, l'approche ici propos&#233;e peut &#234;tre choquante : peut-on remettre en cause les affirmations d'un philosophe qui a &#233;crit moins d'un si&#232;cle apr&#232;s le dramaturge et qui a tant cit&#233; &#338;dipe roi dans sa Po&#233;tique ? Et pourtant, en moins d'un si&#232;cle, que de changements dans les esprits comme dans la vie ! le spectateur contemporain d'Aristote n'est plus interpell&#233; comme citoyen, ne se sent plus impliqu&#233; dans le drame de la cit&#233; : d'autres s'en occupent &#224; sa place ; la pi&#232;ce qu'il vient voir appartient d&#233;sormais &#224; un r&#233;pertoire, fait partie des &#171; classiques &#187;, sera apprise et rejou&#233;e, elle par qui le dramaturge, comme ses concurrents des Dionysies du cinqui&#232;me si&#232;cle, aspirait &#224; remporter le prix du concours dans une repr&#233;sentation unique. Entre le personnage et le spectateur s'&#233;l&#232;ve d&#233;sormais le mur de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;mim&#232;sis&lt;/i&gt;. En &#233;levant ce mur, Aristote cr&#233;e les conditions de l'esth&#233;tique classique qui s'impose encore aujourd'hui. Selon cette esth&#233;tique, prot&#233;g&#233; par le mur du spectacle, le spectateur peut &#233;prouver &#224; loisir terreur et piti&#233; &#224; l'&#233;gard d'un personnage devenu le mod&#232;le d'une trag&#233;die universelle. Mais de quel c&#244;t&#233; du mur placer le ch&#339;ur ? Aristote ne pr&#234;te que peu d'attention &#224; cet intrus dans sa th&#233;orie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cette seconde impasse, d'origine aristot&#233;licienne, nous en ajoutons une troisi&#232;me, dont Aristote avait au moins le m&#233;rite de ne pas s'encombrer : le suppos&#233; arri&#232;re-plan de ce que la critique des ann&#233;es cinquante du si&#232;cle pass&#233; appelait commod&#233;ment le &#171; conglom&#233;rant des croyances h&#233;rit&#233;es &#187; : en l'occurrence, les suppos&#233;es convictions religieuses, les croyances aux oracles et au destin sans lesquelles le spectateur ne pourrait pas vraiment &#233;prouver la violence des sentiments dont le spectacle doit le purifier. Ce serait, soit dit en passant, exclure la possibilit&#233; pour le spectateur moderne d'&#233;prouver &#171; le plaisir de la trag&#233;die &#187;. Comment peut-on croire qu'un dramaturge ferait appel &#224; de telles croyances quand il fa&#231;onne lui-m&#234;me &#224; sa guise les pr&#233;dictions qu'il veut &#8211; diff&#233;rentes, dans le cas de la pr&#233;diction faite &#224; La&#239;os, de la version qu'en donnait Eschyle &#8211; , et cela au vu et au su de ses spectateurs ? Instrument &#233;minemment dramatique, comme le con&#231;oit d'ailleurs Aristote, le recours aux oracles, dans leur r&#233;alit&#233; fonci&#232;rement linguistique, leur fa&#231;on d'&#234;tre l'&#233;nonc&#233; total du r&#233;el, pose, &#224; travers leur absence de transparence, la question de la langue, celle que parle le personnage, celle qu'il ne comprend pas mais que comprend le spectateur, dans une approche totale du spectacle qui fait du spectateur son v&#233;ritable sujet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#338;dipe a le tort de se donner une identit&#233; en quelque sorte pr&#233;-linguistique : il croit percevoir d'abord les choses dans la suppos&#233;e transparence de l'imm&#233;diatet&#233; visuelle et n'avoir plus ensuite qu'&#224; les &#233;noncer &#224; partir de la conviction du sujet qu'il est ; sa langue ne serait que le v&#233;hicule fid&#232;le de sa pens&#233;e, transcription de ses perceptions ; elle ne saurait mentir, et c'est fort de ces certitudes que le roi pr&#233;tend mener seul l'enqu&#234;te sur le meurtrier de La&#239;os. Le moindre obstacle provoque sa col&#232;re et le fait chasser Tir&#233;sias et menacer de mort Cr&#233;on. Cet homme qui a pourtant connu le doute sur ses origines fonde tout sur sa certitude de soi sur la proclamation d'un nom qu'a rendu illustre la victoire sur la Sphinx, au point d'effacer dans son propre &#233;blouissement l'origine de ce nom d'&#338;dipe &#171; Pied Enfl&#233; &#187; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Oidi-pous&lt;/i&gt;). Son succ&#232;s m&#234;me le d&#233;truit, occultant une &#233;tymologie qui aurait d&#251; l'&#233;clairer sur l'attribution de son nom par une collectivit&#233;. Ce nom est &#224; double titre un nom compos&#233; : compos&#233; en deux &#233;l&#233;ments signifiants et ainsi compos&#233; par la collectivit&#233; de ceux qui ont &#233;t&#233; &#224; son contact. Il n'y a pas, de ce point de vue, d'identit&#233; sans passage par l'alt&#233;rit&#233; dans la langue. En somme, comme fait de langue, &#171; Pied Enfl&#233; &#187; est le point d'aboutissement linguistique d'une nomination, d'une identification collective, alors qu' &#171; &#338;dipe &#187;, fig&#233; en un bloc monolithique dans l'affirmation ips&#233;iste de soi, lanc&#233; &#224; la figure des autres, prend, comme fait de parole, son point de d&#233;part dans l'illusion du sujet isol&#233;. L&#224; r&#233;side la solitude d'&#338;dipe, &#171; tyran &#187; malgr&#233; lui (le nom grec de la pi&#232;ce est &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Oidipous turannos&lt;/i&gt;), victime de son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;authadia&lt;/i&gt;, son affirmation de soi, selon le reproche que lui adresse Cr&#233;on (v. 549), m&#234;me quand il veut le bien de son peuple. La langue et ses mots sont donc, selon une conception grecque bien ancr&#233;e, dangereusement r&#233;versibles, et la trag&#233;die d'&#338;dipe donne de cette r&#233;versibilit&#233; une d&#233;finition originale : la langue est per&#231;ue comme production d'un sujet isol&#233; ou au contraire comme &#233;manation d'une collectivit&#233;. Le roi parle pourtant la m&#234;me langue que son peuple. Comment une m&#234;me langue peut-elle &#234;tre alors aussi bien v&#233;hicule du vrai que du faux ? Comment &#338;dipe peut-il ne pas entendre ce que lui dit son nom quand il le prononce lui-m&#234;me ? Comment, plus g&#233;n&#233;ralement, peut-il ne pas entendre ses propres paroles quand il multiplie les lapsus, &#233;voquant par exemple un seul meurtrier quand Cr&#233;on lui rapporte que La&#239;os aurait pr&#233;tendument &#233;t&#233; tu&#233; par plusieurs brigands (v.122 et 124) ? Comment peut-on ne pas se comprendre quand on parle la m&#234;me langue ou ne pas comprendre sa propre langue ? Comment, enfin, le spectateur peut-il entendre &#224; la fois ce que veut dire &#338;dipe et ce qu'il dit vraiment, et selon quel crit&#232;re peut-il identifier le discours juste ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En rester au strict plan de la langue, en appliquant des cat&#233;gories linguistiques modernes, n'aiderait pas &#224; r&#233;soudre cette question. Il serait hasardeux par exemple, sur la lanc&#233;e des travaux d'&#201;mile Benveniste, de parler d'un sujet purement cr&#233;&#233; par la langue (&#171; est ego qui dit je &#187; ) : toute subjectivit&#233; individuelle serait alors pure illusion, le seul sujet n'existant que par la langue, comme ph&#233;nom&#232;ne collectif, ressortissant davantage de l'approche anthropologique, comme objet passif d'&#233;tude, que de la cr&#233;ation litt&#233;raire, comme subjectivit&#233; pratique, active.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il serait sans doute plus conforme &#224; l'esprit de la Gr&#232;ce antique de consid&#233;rer que la langue n'est que la forme sonore de l'&#233;change qui, dans la cit&#233;, met en relation tous les citoyens entre eux, dans la plus parfaite transparence. Cet &#233;change n'est pas &#224; proprement parler l'&#233;change &#233;conomique, &#233;change de biens et de services, mais la relation politique id&#233;alis&#233;e, l'unit&#233; civique, plus postul&#233;e que r&#233;elle. La vie civique pr&#233;existe toujours &#224; l'individu, comme la langue pr&#233;existe &#224; la parole, m&#234;me si c'est chaque acte de parole, dans chaque &#233;change, qui fait la r&#233;alit&#233; ind&#233;finiment constitu&#233;e de la langue comme de la vie civique. Les Grecs ne font pas pour autant pr&#233;exister une structure linguistique comme matrice : leur matrice est d'ordre politique ; elle est pratique et prospective, au sens o&#249; elle est constitutive de tout ce qui va de l'avant comme contribuant, dans la parole et conjointement dans l'action, &#224; l'unit&#233; toujours pr&#233;caire de la cit&#233;. La parole ne peut contribuer &#224; l'ordre harmonieux de la cit&#233;, qu'en &#233;tant elle-m&#234;me harmonie, c'est-&#224;-dire, au sens &#233;tymologique, adaptation, assemblage, jointoiement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, pas plus qu'il n'est capable de distinguer l'assemblage des mots qui composent son nom, &#338;dipe n'est capable d'assembler des phrases coh&#233;rentes. Ses paroles sont compr&#233;hensibles, mais, en m&#234;me temps qu'elles d&#233;livrent leur &#171; message &#187;, elles donnent des indices de la perversion de leur assemblage. Prenons un exemple de ces particularit&#233;s dont la langue d'&#338;dipe roi est truff&#233;e : devant la calme d&#233;monstration d'innocence &#224; laquelle se livre son beau-fr&#232;re Cr&#233;on injustement accus&#233;, &#338;dipe, furieux, s'&#233;crie (v. 576) : &#171; je ne serai pas confondu comme &#233;tant l'assassin &#187;, mais, le mot &#171; assassin &#187;, au nominatif, &#233;tant aussi bien sujet qu'attribut, la phrase peut parfaitement se comprendre, pour le spectateur, comme un aveu : &#171; moi, l'assassin, je ne serai pas confondu &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#338;dipe conscient qui croit ma&#238;triser les choses par ses mots dit malgr&#233; lui la v&#233;rit&#233;. Faut-il conclure qu'il se trahit ? Faut-il affirmer au contraire que c'est Apollon, une voix oraculaire, qui &#233;nonce par sa bouche sa v&#233;rit&#233; ? Ni l'un ni l'autre. Derri&#232;re son affirmation d'identit&#233;, qui n'est qu'une vide exasp&#233;ration de son ips&#233;it&#233;, il y a sa v&#233;ritable identit&#233;, dont sa langue a gard&#233; comme ce qui serait la trace virtuelle : ind&#233;pendamment de la conscience qu'il en a, &#338;dipe est impliqu&#233; par la langue dans le m&#234;me jeu de relations sociales qui a fix&#233; son nom et qui &#233;nonce d'une fa&#231;on de plus en plus s&#251;re sa culpabilit&#233;, par d&#233;cantation des paroles &#233;chang&#233;es, des hypoth&#232;ses cr&#233;dibles, des impasses qu'il cr&#233;e lui-m&#234;me dans le dialogue par ses affirmations p&#233;remptoires devant le ch&#339;ur, Tir&#233;sias puis Cr&#233;on. La transparence de la vie civique, telle qu'elle se manifeste dans la langue, se porte garante de l'ultime d&#233;cantation de la v&#233;rit&#233;. &#338;dipe en sera paradoxalement d'autant plus l'acteur que la perversion des assemblages de ses mots sera entr&#233;e en collision avec les r&#232;gles de l'&#233;change de la parole civique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au contraire de ce qu'il croyait au d&#233;part, les mots ne livrent donc pas l'&#233;vidence d'une v&#233;rit&#233; sensible que le roi opposait triomphalement &#224; la c&#233;cit&#233; de Tir&#233;sias. La transparence des r&#233;alit&#233;s sociales ne se d&#233;couvre que dans le temps des &#233;changes. A partir de ses &#233;changes avec Jocaste, puis avec le messager de Corinthe, et enfin avec le vieil esclave t&#233;moin aussi bien de l'exposition de l'enfant qui lui fut confi&#233; que de la rencontre funeste &#224; la crois&#233;e des chemins, &#338;dipe reconstitue la cha&#238;ne temporelle des faits en se soumettant &#224; l'ordre des mots. Les oracles, loin d'&#234;tre un &#233;l&#233;ment ext&#233;rieur n'agissant que pour autant qu'on y croit, doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme l'expression concentr&#233;e du destin qu'&#338;dipe s'est lui-m&#234;me cr&#233;e : la m&#233;tamorphose maligne du temps en destin ; c'est dans ce sens que le roi y a &#339;uvr&#233; malgr&#233; lui. Dans le dernier &#233;pisode, le h&#233;ros aveugl&#233; prononce les plus belles tirades de la pi&#232;ce, les mieux compos&#233;es, les plus harmonieuses. Le spectateur n'a plus alors &#224; d&#233;coder avec horreur la monstruosit&#233; de son langage : il n'a plus qu'&#224; s'abandonner &#224; la piti&#233; que suscite, dans sa beaut&#233; m&#234;me, la langue retrouv&#233;e du h&#233;ros. C'est quand il acc&#232;de au vrai statut de sujet qu'&#338;dipe s'efface comme personnage et laisse place &#224; un spectateur qu'il a contribu&#233; &#224; faire acc&#233;der &#224; la pleine possession de la langue civique : la subjectivit&#233; sur sc&#232;ne n'&#233;tait que figuration inauthentique de l'acteur ostensiblement masqu&#233; ; la vraie subjectivit&#233; a travers&#233; l'orchestra dans le temps mim&#233;tique de la repr&#233;sentation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Claude Gontran, post-doctorant de lettres classiques. Universit&#233; de Rouen
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>M&#232;tre, rythme, musique dans la po&#233;sie grecque (Rouen, 24 janvier 2009)</title>
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<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique9">Le groupe de m&#233;trique</category>


		<description>METRE, RYTHME, MUSIQUE DANS LA POESIE GRECQUE &lt;br /&gt;Journ&#233;e d'&#233;tudes &lt;br /&gt;Labo ERIAC / D&#233;partement de Lettres Classiques &lt;br /&gt;Samedi 24 janvier 2009, Universit&#233; de Rouen &lt;br /&gt;UFR de Lettres et Sciences Humaines, B&#226;t.B, 2e &#233;t. &lt;br /&gt;Quatre doctorants de l'universit&#233; de Rouen sont invit&#233;s &#224; pr&#233;senter leur recherche en cours sur les rapports de la langue po&#233;tique et de la musique. &lt;br /&gt;L'expos&#233; durera 30 minutes et sera suivi d'une discussion de 30 minutes. Les questions fondamentales de m&#233;thodologie seront discut&#233;es (tradition (...)


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&lt;a href="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Le groupe de m&#233;trique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;METRE, RYTHME, MUSIQUE DANS LA POESIE GRECQUE&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Journ&#233;e d'&#233;tudes
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Labo ERIAC / D&#233;partement de Lettres Classiques&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Samedi 24 janvier 2009, Universit&#233; de Rouen&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;UFR de Lettres et Sciences Humaines, B&#226;t.B, 2e &#233;t.&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quatre doctorants de l'universit&#233; de Rouen sont invit&#233;s &#224; pr&#233;senter leur recherche en cours sur les rapports de la langue po&#233;tique et de la musique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'expos&#233; durera 30 minutes et sera suivi d'une discussion de 30 minutes.
Les questions fondamentales de m&#233;thodologie seront discut&#233;es (tradition manuscrite, m&#232;tre, rythme, musique, performance).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les domaines abord&#233;s concernent, dans l'ordre de pr&#233;sentation : la po&#233;sie dactylique d'Hom&#232;re et la production de matrices sonores sous le regard de Saussure, le r&#233;citatif anapestique dans la trag&#233;die grecque &#224; l'occasion d'un catalogue de noms perses, la structure m&#233;trique des chants d'entr&#233;e dans les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Suppliantes&lt;/i&gt; d'Eschyle, les rapports du texte et de la musique dans l'analyse des Hymnes delphiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9h-30-10h-30 Pierre-Yves Testenoire, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Saussure lecteur d'Hom&#232;re : approches m&#233;trique et phonique du vers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comparatiste g&#233;nial, auteur d'une r&#233;flexion g&#233;n&#233;rale sur le langage &#224; la r&#233;percussion immense au XXe si&#232;cle, Ferdinand de Saussure (1857-1913) demeure beaucoup moins connu pour ses travaux sur la po&#233;sie grecque. C'est &#224; la d&#233;couverte de ce lecteur particuli&#232;rement original d'Hom&#232;re qu'invite cette communication. Le linguiste genevois a men&#233;, &#224; une vingtaine d'ann&#233;es d'intervalle, deux types de recherches sur les po&#232;mes hom&#233;riques. La premi&#232;re est de nature m&#233;trique et vise &#224; d&#233;montrer l'existence d'une loi de relation entre les diff&#233;rentes coupes de l'hexam&#232;tre. La seconde s'int&#233;resse &#224; la matrice sonore des po&#232;mes et s'inscrit dans la qu&#234;te plus large des anagrammes. Ces deux recherches t&#233;moignent d'un m&#234;me souci de d&#233;gager des invariants &#8211; qu'ils soient m&#233;triques ou phoniques &#8211; structurant l'hexam&#232;tre hom&#233;rique. La m&#233;thode et les r&#233;sultats de chacune de ces recherches seront analys&#233;s et discut&#233;s. On s'attachera surtout &#224; d&#233;montrer en quoi les probl&#233;matiques soulev&#233;es par ces deux recherches sont, malgr&#233; leurs insuffisances, stimulantes et font &#233;cho aux interrogations actuelles sur le vers hom&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10h30-11h30 Aymeric M&#252;nch, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La parodos anapestique dans les Perses d'Eschyle&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;bat ; puis d&#233;jeuner &#224; 12h30 au Caf&#233; Colbert, place du m&#234;me nom&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;14h-15h Anne-Iris Munoz, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La parodos lyrique des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Suppliantes&lt;/i&gt; d'Eschyle&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;15h-16h Fran&#231;ois Cam, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les effets du m&#233;los dans le premier Hymne delphique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Conclusion provisoire&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact : Philippe Brunet &lt;br&gt;
Pour les parisiens : d&#233;part en train &#224; St Lazare, 7h50. Puis &#224; la gare, prendre l'autobus n&#176;4, ou un taxi, jusqu'&#224; la fac de Lettres de Mont St Aignan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Le probl&#232;me de la libert&#233; et de la responsabilit&#233; d'&#338;dipe dans &#338;dipe Roi et le concept aristot&#233;licien de &#171; nature &#187;</title>
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		<dc:date>2009-01-11T16:14:00Z</dc:date>
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<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique20">S&#233;minaire : en marge d'Oedipe Tyran</category>


		<description>Le probl&#232;me de la libert&#233; et de la responsabilit&#233; d'&#338;dipe dans &#338;dipe Roi et le concept aristot&#233;licien de &#171; nature &#187; &lt;br /&gt;L'objet de mon m&#233;moire est l'&#233;tude du probl&#232;me de la libert&#233; et de la responsabilit&#233; de l'homme dans la formation et l'organisation de la cit&#233; entendue comme communaut&#233; politique naturelle chez Aristote dans Les Politiques. Il s'agit de mettre en parall&#232;le la responsabilit&#233; d'&#338;dipe et la responsabilit&#233; de l'homme politique naturel aristot&#233;licien. &lt;br /&gt;En effet, si l'homme est par nature un animal (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le probl&#232;me de la libert&#233; et de la responsabilit&#233; d'&#338;dipe dans &#338;dipe Roi et le concept aristot&#233;licien de &#171; nature &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'objet de mon m&#233;moire est l'&#233;tude du probl&#232;me de la libert&#233; et de la responsabilit&#233; de l'homme dans la formation et l'organisation de la cit&#233; entendue comme communaut&#233; politique naturelle chez Aristote dans&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Les Politiques&lt;/i&gt;.
Il s'agit de mettre en parall&#232;le la responsabilit&#233; d'&#338;dipe et la responsabilit&#233; de l'homme politique naturel aristot&#233;licien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, si l'homme est par nature un animal politique et que la cit&#233; est une communaut&#233; politique naturelle, alors, dans quelle mesure pouvons-nous encore parler d'une libert&#233; humaine en politique chez Aristote ? Si l'homme politique est un animal naturel dans une cit&#233; naturelle, demeure-t-il encore un agent libre ? Comment ne pas en conclure que l'homme n'est pas un &#234;tre d&#233;natur&#233; lorsqu'il est dans la cit&#233; &#224; l'inverse de ce que pensent les partisans de la th&#232;se contractualiste qui fait reposer la soci&#233;t&#233; sur un contrat entre agents libres ? C'est ce concept de &#171; nature &#187; qu'il nous faudra pr&#233;ciser. Une premi&#232;re conception de la nature chez Aristote est celle qu'il fait co&#239;ncider avec la notion de fin ou cause finale. Dire que l'Homme est, par nature, un animal politique nous am&#232;ne &#224; la conclusion suivante : l'homme naturel est homme politique, homme dans la cit&#233;. R&#233;ciproquement, l'homme en dehors de la cit&#233; est contre nature. L'homme pleinement homme est celui qui r&#233;alise sa nature politique dans la cit&#233;. Par ailleurs, Aristote fait co&#239;ncider le naturel avec l'excellent et ce qu'il y a de meilleur. On reconnait le naturel au plaisir qu'il procure. Le plaisir est alors le signe du meilleur. L'excellence de l'homme r&#233;side dans une conformit&#233; avec la nature. Aristote nous propose donc une conception naturaliste de la place de l'homme dans la cit&#233;. Quelle place devons nous alors accorder au non naturel et &#224; l'artificiel ? Pouvons-nous encore parler d'un art politique chez Aristote ? Dans un second temps, Aristote utilise la notion de &#171; nature &#187; pour parler d'une tendance naturelle qui pr&#233;c&#232;de la r&#233;flexion. Elle est proche de la notion de pulsion et op&#232;re sans le consentement de l'homme, ind&#233;pendamment d'un acte de vis&#233;e intentionnel. L'excellence dans ce cas peut r&#233;sider dans la contrainte humaine exerc&#233;e sur la nature en lui. Pour r&#233;sumer, nous avons une conception de la nature comme fin (cause finale ou &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;t&#233;los&lt;/i&gt;), dans le cadre d'une perspective t&#233;l&#233;ologique. La nature est proche de la Raison entendue comme plan rationnel divin. Puis nous avons la nature comme tendance pr&#233;-r&#233;fl&#233;chie, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;alogon&lt;/i&gt;, proche des notions de pulsion, force ou d&#233;sir et qui cette fois semble entrer en confrontation avec la raison.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pouvons nous affirmer d'&#338;dipe qu'il est un automate m&#251; par les dieux, subissant une volont&#233; ant&#233;rieure et transcendante ou alors qu'il est un homme libre, acteur et auteur responsable de ses actes ? Agit-il ou est-il agi ? Il s'agit pour nous, &#8212;
de tenter de d&#233;terminer si &#338;dipe, &#224; un moment donn&#233;, agit librement et d&#233;lib&#233;r&#233;ment.
La philosophie finaliste aristot&#233;licienne peut &#234;tre rapproch&#233;e d'une conception archa&#239;que du destin. Nous avons deux plans sym&#233;triques : un plan naturel aristot&#233;licien et un plan divin oedipien, une conception finaliste et rationaliste contre une conception fataliste. L'une semble laisser une place &#224; une intervention humaine tandis que l'autre semble condamner irr&#233;m&#233;diablement sans possibilit&#233; pour le protagoniste d'&#233;chapper &#224; la fin qui lui a &#233;t&#233; assign&#233;e ant&#233;rieurement. Ils ont en commun l'ant&#233;riorit&#233; de la fin et ont en partage le cadre finaliste mais divergent quant &#224; la r&#233;alisation du plan. Chez Aristote, demeure la possibilit&#233; de mal faire malgr&#233; la tendance naturelle qu'ont les hommes &#224; se regrouper et &#224; vivre en communaut&#233; alors que chez &#338;dipe, son destin semble l'&#233;craser sans laisser &#224; celui-ci la moindre chance de changer l'ordre des choses. Le risque de d&#233;viation et la possibilit&#233; pour l'homme de mal faire sont un signe de la libert&#233; humaine et qu'&#224; un moment donn&#233; dans le processus, il incombe &#224; lui-m&#234;me de r&#233;aliser ses potentialit&#233;s politiques. En revanche, chez &#338;dipe, il ne semble y avoir aucune ouverture, aucune marge de man&#339;uvre laiss&#233; au protagoniste. Peut-on encore parler d'un vrai protagoniste ? Tout semble jou&#233; d'avance chez &#338;dipe ; rien ne semble vraiment d&#233;pendre de lui. Dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Politiques&lt;/i&gt;, Aristote fait reposer sur l'homme un devoir de r&#233;alisation. Cette exigence presque morale pour l'homme de r&#233;aliser excellemment ses disponibilit&#233;s politiques naturelles n&#233;cessite au pr&#233;alable d'admettre une part de hasard dans les affaires humaines. Il incombe &#224; l'homme de se donner les moyens de r&#233;aliser cette fin. Malgr&#233; le cadre rationnel du plan naturel finaliste qui fait dire &#224; Aristote que la nature ne fait rien en vain, celui-ci n'omet pas de poser la th&#232;se de l'homme comme principe des choses futurs. Aristote pose comme pr&#233;alable &#224; une intervention humaine authentique la pr&#233;sence d'un monde impr&#233;gn&#233; de hasard, celui des affaires humaines, qu'Aristote qualifie aussi de monde sublunaire. Cela lui permet d'attribuer &#224; l'homme un vrai pouvoir d'action dans un cadre rationaliste, finaliste et naturel alors que Sophocle semble clore les perspectives d'avenir de ses h&#233;ros. La conception de l'homme comme principe de choses futures demeure le propre de l'&#233;thique aristot&#233;licienne. La perspective dramaturgique fait du futur un &#233;l&#233;ment connu qui s'annonce et se r&#233;alise inexorablement, ind&#233;pendamment des tentatives humaines de le changer. Les hommes peuvent d&#233;lib&#233;rer, &#234;tre en proie a l'inqui&#233;tude &#224; l'angoisse et au doute mais la fin se r&#233;alise toujours. En revanche, m&#234;me si la nature comme force pr&#233;-r&#233;fl&#233;chi e pousse l'homme vers une fin pr&#233;d&#233;termin&#233;e qui est ce qu'il y a de meilleur pour lui, les perspectives d'avenir restent ouvertes chez Aristote. L'Homme a des pr&#233;dispositions politiques. Il est pr&#233;par&#233; pour cela mais peut d&#233;vier, &#233;chouer ou r&#233;ussir. Il lui incombe de r&#233;aliser par un effort, par une intervention, une d&#233;lib&#233;ration ce dont il dispose virtuellement. C'est dans cette intervention humaine que r&#233;side l'artificiel, la cr&#233;ation humaine et l'art politique. La nature aristot&#233;licienne ne d&#233;termine pas ni n'opprime mais laisse une marge de man&#339;uvre qui correspond au degr&#233; d'erreur possible. C'est l&#224; la preuve qu'il y a quelque chose qui d&#233;pend de l'homme. Le naturel c&#232;de la place au non-naturel. La nature pr&#233;pare l'artificiel. L'artificiel prend le relais de la nature. La nature rationnelle qui ne fait rien en vain conf&#232;re &#224; l'homme la t&#226;che d'achever son &#339;uvre en r&#233;alisant sa fin politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pouvons-nous, dans le cas d'&#338;dipe, affirmer de lui qu'il est &#224; l'origine de ses d&#233;cisions comme le serait un sujet libre et autonome ? Notre th&#232;se est que dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#338;dipe Roi&lt;/i&gt;, les protagonistes ne sont pas consid&#233;r&#233;s comme des sujets autonomes que l'on pourrait prendre individuellement et couper du reste de la trame de l'&#339;uvre. En effet, certains passages peuvent t&#233;moigner en faveur d'une libre action des personnages notamment chez &#338;dipe et sur la question de son accession au tr&#244;ne. Au d&#233;but de l'&#339;uvre, le pr&#234;tre rappel l'exploit pass&#233; d'&#338;dipe qui lui a valu le droit de r&#233;gner sur Th&#232;bes. C'est bien par un acte h&#233;ro&#239;que qu'&#338;dipe a d&#233;livr&#233; la cit&#233; des chants funestes de la sphinx. Peut-on consid&#233;rer &#338;dipe comme un h&#233;ros ? Lorsque le pr&#234;tre dit : &#171; ni moi ni ces enfants ne t'&#233;galons devant les dieux &#187;, il s'agit bien de rendre un hommage &#224; &#338;dipe pour la bravoure et la sagacit&#233; dont il a su faire preuve jadis. &#338;dipe ayant fait la preuve de sa valeur dans l'&#233;preuve de la sphinx se trouve &#234;tre habilit&#233; et l&#233;gitim&#233; par tout un peuple pour exercer l'autorit&#233; souveraine sur la cit&#233;. De plus : &#171; &#244; toi le meilleur des humains &#187; s'adressant &#224; &#338;dipe. Il est un roi estim&#233;. &#171; Ce pays aujourd'hui t'appelle son sauveur, pour l'ardeur &#224; le servir que tu lui montras nagu&#232;re &#187;. &#338;dipe est pr&#233;sent&#233; comme le sauveur, toutefois, &#224; quel degr&#233; devons-nous lui attribuer le m&#233;rite de sa valeur et lui imputer la responsabilit&#233; de ses actes ? Il semblerait que la venue d'&#338;dipe ob&#233;isse &#224; une volont&#233; sup&#233;rieure ; ainsi il est pr&#233;sent&#233; comme l'homme providentiel, le sauveur de Th&#232;bes. On ne manquera pas de noter la connotation religieuse de ces expressions. Lorsque le pr&#234;tre d&#233;clare : &#171; ni moi ni ces enfants ne t'&#233;galons devant les dieux &#187;, il semble bien qu'&#338;dipe soit l&#233;gitim&#233; aussi en partie parce qu'il est pr&#233;sent&#233; comme l'&#233;lu des dieux et le d&#233;positaire d'une volont&#233; transcendante qui l'autorise &#224; r&#233;gner l&#233;gitimement sur Th&#232;bes. Cela nous am&#232;ne &#224; nous demander si &#338;dipe n'est pas monarque de droit divin. D'autre part nous avons dans le texte : &#171; c'est par l'aide d'un dieu- chacun le dit, chacun le pense- que tu as su relever notre fortune. &#187; L'autorit&#233; d'&#338;dipe lui vient des dieux. Il n'est que l'instrument de la volont&#233; des dieux. Sophocle ne fait pas place &#224; l'individualit&#233;, et comme chez ses contemporains, c'est le tout qui prime sur les parties. Notre th&#232;se est que le vrai protagoniste est l'intrigue que l'on voit se nouer puis se d&#233;nouer. Les h&#233;ros sont fondus dans la trame et il ne nous est pas possible de les en extraire. Ils sont soumis &#224; cette force inexorable du destin. M&#234;me quand &#338;dipe semble agir, il se fait l'auteur malgr&#233; lui de sa d&#233;ch&#233;ance en tombant sous les coups de son impr&#233;cation. Or le fait-il intentionnellement ? Un d&#233;calage perdure entre &#338;dipe et le tueur de La&#239;os qui demeurent deux personnes diff&#233;rentes jusqu'au d&#233;nouement final. Est-il encore l'auteur de sa d&#233;cision s'il ignore &#234;tre le meurtrier de La&#239;os au moment o&#249; il prof&#232;re ses menaces ? Dans cette confusion des personnes et des intentions, dans cet enchainement presque causal des actions pouvons-nous encore entrevoir la pr&#233;sence d'une libert&#233; humaine ? Ce qui prime, c'est le plan divin. Ce plan global, cette volont&#233; divine qui co&#239;ncide avec l'intrigue qui, au fond, demeure le c&#339;ur de l'&#339;uvre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Christopher Caron&lt;/strong&gt;, &#233;tudiant en philosophie, Universit&#233; de Rouen&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Subjectivit&#233; et virtuel dans Oedipe Roi de Sophocle</title>
		<link>http://www.homeros.fr/spip.php?article59</link>
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<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique20">S&#233;minaire : en marge d'Oedipe Tyran</category>


		<description>Le &#171; Je &#187; dans le jeu : essai sur la constitution de la subjectivit&#233; dans le virtuel. &lt;br /&gt;Mise en rapport avec &#171; &#338;dipe Roi &#187; de Sophocle. &lt;br /&gt;L'analyse que nous proposerons ici aura pour fil conducteur le probl&#232;me du virtuel dans la pi&#232;ce de Sophocle, &#338;dipe Roi. Au cours de ce travail, nous soutiendrons l'id&#233;e selon laquelle le virtuel prend place dans la trag&#233;die, non de fa&#231;on ponctuelle, mais tout au long de celle-ci. L'enjeu sera de mettre en &#233;vidence le processus dynamique qui se d&#233;ploie dans la pi&#232;ce et qui (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le &#171; Je &#187; dans le jeu : essai sur la constitution de la subjectivit&#233; dans le virtuel.
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mise en rapport avec &#171; &#338;dipe Roi &#187; de Sophocle. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'analyse que nous proposerons ici aura pour fil conducteur le probl&#232;me du virtuel dans la pi&#232;ce de Sophocle,&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &#338;dipe Roi&lt;/i&gt;. Au cours de ce travail, nous soutiendrons l'id&#233;e selon laquelle le virtuel prend place dans la trag&#233;die, non de fa&#231;on ponctuelle, mais tout au long de celle-ci. L'enjeu sera de mettre en &#233;vidence le processus dynamique qui se d&#233;ploie dans la pi&#232;ce et qui pose celle-ci comme constituant h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;tique du d&#233;ploiement, sous-jacent au jeu que nous d&#233;finirons &#224; terme comme l'objet virtuel virtualisant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous devons d&#232;s &#224; pr&#233;sent, pour pallier d'&#233;ventuelles questions, d&#233;finir la notion de virtuel que l'opinion commune d&#233;finit, &#224; tort, comme l'oppos&#233; du r&#233;el. En effet, selon la d&#233;finition de P. L&#233;vy dans l'ouvrage &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est ce que le virtuel ?&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/#nb8-1&quot; name=&quot;nh8-1&quot; id=&quot;nh8-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Pierre L&#233;vy, Qu&amp;#39;est-ce que le virtuel ?, Paris, La D&#233;couverte, coll. (...)' &gt;1&lt;/a&gt;], c'est &#224; l'actuel que s'oppose le virtuel, l&#224; o&#249; le possible est en rapport avec le r&#233;el. Il nous faut comprendre que le possible est ce qui se r&#233;alisera sans que rien ne change dans sa d&#233;termination ou dans sa nature ; en ce sens il est donc comme le r&#233;el, except&#233; qu'il lui manque l'existence. Or, le virtuel n'est pas comme l'actuel, il est un n&#339;ud de force accompagnant n'importe qu'elle entit&#233; et qui appelle un processus de r&#233;solution : l'actualisation. De fait, le virtuel doit &#234;tre envisag&#233; comme un questionnement g&#233;n&#233;ral qui appelle une solution particuli&#232;re non d&#233;termin&#233;e faisant de l'actuel un surgissement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;tude qui suivra se d&#233;roulera en trois parties successives traitant tout d'abord du probl&#232;me du virtuel concernant le personnage d'&#338;dipe. Par la suite, nous nous pencherons sur la question de l'ind&#233;termination de la nature des &#233;v&#233;nements constitutifs de la pi&#232;ce qui oscillent entre possible et virtuel. Pour terminer, nous verrons dans quelle mesure la pi&#232;ce fait &#233;tat d'une h&#233;t&#233;rogen&#232;se constitutive d'un processus dynamique de transmutation des modalit&#233;s de l'&#202;tre. La probl&#233;matique g&#233;n&#233;rale qui nous occupera consistera &#224; nous demander comment comprendre que la pi&#232;ce de Sophocle, bien qu'elle semble se situer dans l'espace du r&#233;el en &#233;tant jou&#233;e ou en s'attachant &#224; un support mat&#233;riel, puisse faire &#233;tat d'une dimension virtuelle ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;I/ &#338;dipe et le probl&#232;me de la personne virtuelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout d'abord, nous devons remarquer que le probl&#232;me de la personne intervient d&#232;s le d&#233;but de la pi&#232;ce, lorsqu'&#338;dipe s'engage &#224; d&#233;couvrir qui est le meurtrier de La&#239;os. C'est la fa&#231;on qu'&#224; &#338;dipe de s'exprimer qui renforce cette id&#233;e, en &#233;voquant le meurtrier par l'utilisation du &#171; il &#187; ou encore par l'emploi du terme &#171; lui &#187;. Or, par anticipation nous savons que ce meurtrier n'est autre qu'&#338;dipe lui-m&#234;me, ce qui nous engage &#224; nous demander si nous avons &#224; faire &#224; une ou deux personnes et &#224; savoir quel est le statut de cette ou ces personne(s) ? Reprenant la d&#233;finition du concept de personne &#233;tabli par S. Chauvier dans l'ouvrage &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est ce qu'une personne ?&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/#nb8-2&quot; name=&quot;nh8-2&quot; id=&quot;nh8-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] St&#233;phane Chauvier. Qu&amp;#39;est-ce qu&amp;#39;une personne ? Vrin, &#171; Chemins (...)' &gt;2&lt;/a&gt;], nous pouvons avancer que la personne ne peut se d&#233;finir par son hypostase (ou substance). En effet, S. Chauvier met en &#233;vidence qu'une personne se caract&#233;rise par le fait de formuler des propositions &#233;gologiques, autrement dit, par sa capacit&#233; &#224; &#234;tre consciente de soi tout en pensant &#224; soi comme un &#171; Je &#187;. Un individu est donc une personne d&#232;s lors qu'il est en mesure de s'attribuer une gamme de pr&#233;dicats en premi&#232;re personne. Si la seule hypostase se r&#233;v&#232;le insuffisante s'est qu'elle laisse la possibilit&#233; d'un surgissement de plusieurs personnes en son sein, comme le montre l'exemple de &#171; Dr Jeckyl et Mr Hide &#187; qui sont bien des personnes distinctes d&#232;s lors qu'elles peuvent successivement dire &#171; Je &#187; tout en r&#233;sidant pourtant dans le m&#234;me corps physique. De fait, concernant &#338;dipe Roi, nous pouvons nous demander si nous n'avons pas &#224; faire &#224; deux personnes, &#338;dipe roi de Th&#232;bes et &#338;dipe meurtrier, munis d'une m&#234;me hypostase. Il ne semble pas que nous soyons dans cette configuration dans la mesure o&#249; une seule des deux est d&#233;sign&#233;e par le &#171; je &#187; alors que l'autre l'est par le &#171; il &#187;. Par cons&#233;quent, il para&#238;t plus probable de penser qu'&#338;dipe Roi est la personne qui existe r&#233;ellement, alors qu'&#338;dipe meurtrier n'est qu'un individu attendant d'&#234;tre d&#233;couvert. De cette fa&#231;on, nous pouvons dire qu'&#338;dipe meurtrier n'est une personne que virtuellement, attendant les conditions de possibilit&#233; de son actualisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
II/ L'ind&#233;termination de la nature des &#233;v&#233;nements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous devons remarquer qu'il est difficile de d&#233;finir clairement un d&#233;coupage pr&#233;cis de la pi&#232;ce faisant &#233;tat de la nature de chacun des &#233;v&#233;nements qui s'y produisent. En effet, si l'on se r&#233;f&#232;re au passage particulier de l'&#233;nigme de la Sphinx, nous pouvons penser qu'il s'agit ici de la mise en &#233;vidence d'un questionnement g&#233;n&#233;ral attendant une solution particuli&#232;re qu'apporte &#338;dipe en r&#233;pondant correctement. Par cons&#233;quent, d'un passage du virtuel &#224; l'actuel. Cependant, il pourrait tout aussi bien s'agir du possible passant au statut de r&#233;el, si l'on envisage que la r&#233;solution de l'&#233;nigme faisait partie des pr&#233;dictions des oracles et qu'elle &#233;tait donc pr&#233;d&#233;termin&#233;e. De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, cette ind&#233;termination entre possible et virtuel, qui engage a fortiori une ind&#233;termination entre r&#233;el et actuel, couvre toute l'&#339;uvre par la seule question qui consiste &#224; se demander si &#338;dipe est victime ou responsable de ce qui lui arrive. En effet, le tragique r&#233;side-t-il dans le fait que nous ayons &#224; faire &#224; un malheureux, victime d'un destin implacable et pr&#233;d&#233;termin&#233;, qui ne peut que se contenter d'observer la r&#233;alisation de la proph&#233;tie ? ou r&#233;side-t-il plut&#244;t dans le fait qu'&#338;dipe, dans sa tentative d'&#233;mancipation du d&#233;terminisme, s'engage &#224; produire lui-m&#234;me les conditions de possibilit&#233; de l'&#233;mergence de la fatalit&#233; qui n'&#233;tait que virtuellement pr&#233;sente et aurait pu s'actualiser tout autrement ? Si la pi&#232;ce de Sophocle peut engager ces questions, c'est en partie parce que la perspective, qui consiste &#224; penser le virtuel, l'actuel, le possible et le r&#233;el comme quatre modes distincts et stables, est encore trop restrictive. Afin de r&#233;soudre ces difficult&#233;s nous postulerons en faveur d'un processus dynamique de transmutation des modalit&#233;s de l'&#202;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
III/ La pi&#232;ce comme exposition d'un processus dynamique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous venons de le voir, si la pi&#232;ce r&#233;v&#232;le une ind&#233;termination de la nature des &#233;v&#233;nements qui s'y produisent, c'est en partie &#224; cause d'une perspective trop restrictive. En effet, l'usage de notions telles que virtuel, actuel, possible et r&#233;el suppose une inertie de l'&#233;v&#233;nement. Or, un &#233;v&#233;nement s'inscrit dans une dynamique de d&#233;ploiement d&#232;s lors qu'il engage une dimension interpr&#233;tative, significative, en tant que v&#233;cu pour le sujet qu'il affecte. D'une certaine fa&#231;on, nous pouvons dire que l'&#233;v&#233;nement est l'av&#232;nement du sujet en tant qu'il engage celui-ci, non pas dans une relation objective &#224; ce qui l'affecte, mais, dans un rapport &#224; lui-m&#234;me. Par cons&#233;quent, nous devons pr&#233;f&#233;rer la terminologie de virtualisation, d'actualisation, de potentialisation et de r&#233;alisation qui rendrait compte des modalit&#233;s changeantes se succ&#233;dant continuellement de l'&#202;tre, et de l'engagement de l'&#233;v&#233;nement dans un processus dynamique. En nous attachant au personnage d'&#338;dipe, ind&#233;pendamment des pr&#233;dicats qu'on pourrait lui attribuer (roi ou meurtrier), nous pouvons relever que l'&#233;l&#233;ment irr&#233;ductible qui le caract&#233;rise est le &#171; je &#187;. De fait, c'est cet &#233;l&#233;ment qui traverse les diff&#233;rentes modalit&#233;s et qui engage la succession de pr&#233;dications diff&#233;rentes. Par cons&#233;quent, il semble que nous pouvons consid&#233;rer qu'&#338;dipe se r&#233;v&#232;le un centre dynamique inscrit au sein d'un processus qui traverse la pi&#232;ce. Si nous nous penchons sur la pi&#232;ce en elle-m&#234;me, nous pouvons remarquer qu'elle fait &#233;tat de toute les caract&#233;ristiques de la virtualisation d&#233;finies par P. L&#233;vy. En effet, elle met en &#233;vidence &#171; l'effet Moebius &#187; puisque chaque spectateur peut constituer la pi&#232;ce comme objet de son propre v&#233;cu et en m&#234;me temps, la pi&#232;ce engage chacun d'eux &#224; cr&#233;er leur propre interpr&#233;tation et donation de sens vis-&#224;-vis d'elle. Ensuite, la pi&#232;ce fait &#233;tat de la &#171; r&#233;versibilit&#233; du public et du priv&#233; &#187; d&#232;s lors que la situation propre &#224; &#338;dipe est r&#233;investie par le public et qu'en m&#234;me temps, le public par ses interpr&#233;tations multiples investit la pi&#232;ce en proposant diverses possibilit&#233;s de compr&#233;hension de celle-ci. Enfin, la pi&#232;ce fait &#233;tat du ph&#233;nom&#232;ne de &#171; d&#233;territorialisation &#187; d&#232;s lors qu'elle engage le spectateur &#224; sortir de l'&#171; ici et maintenant &#187; de son effectuation, c'est-&#224;-dire d&#232;s lors qu'elle engage le spectateur dans une r&#233;flexion sur ce qu'il observe tout en l'ouvrant au-del&#224; d'elle-m&#234;me, au-del&#224; de sa spatialit&#233; et de sa temporalit&#233;. Par cons&#233;quent, la pi&#232;ce est h&#233;t&#233;rogen&#232;se dans la mesure o&#249; sa modalit&#233; virtualisante encourage la cr&#233;ation de la nouveaut&#233;, du surgissement des interpr&#233;tations, de leur potentialisation par la rationalisation et de leur r&#233;alisation par les divers travaux qui prennent corps. En dernier lieu, nous devons admettre que la modalit&#233; virtualisante de la pi&#232;ce repose essentiellement sur le jeu. En effet, c'est par le jeu que la pi&#232;ce r&#233;alise son &#202;tre h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;tique puisque le jeu lui-m&#234;me r&#233;v&#232;le les m&#234;mes caract&#233;ristiques. &#171; L'effet Moebius &#187; en tant que l'acteur vit son personnage tout en cr&#233;ant son interpr&#233;tation du personnage ; la &#171; r&#233;versibilit&#233; du publique et du priv&#233; &#187; en tant que l'acteur rend publique la situation priv&#233;e qu'est celle d'&#338;dipe, tout en s'appropriant de fa&#231;on privil&#233;gi&#233;e le retour qu'offrent les spectateurs par rapport &#224; la prestation du jeu ; et le ph&#233;nom&#232;ne de &#171; d&#233;territorialisation &#187; en ce que l'acteur va au-del&#224; de la situation incarn&#233;e spatiale et temporelle du Moi et s'ouvre sur un autre, &#338;dipe en l'occurrence, dans un autre lieu et un autre temps. Cependant, si nous donnons la primaut&#233; au jeu, c'est parce que celui-ci r&#233;v&#232;le quelque chose de plus qui fait d&#233;faut &#224; la pi&#232;ce seule, &#224; savoir que le jeu a pour caract&#233;ristique essentielle d'&#234;tre non pas seulement virtualisant, mais objet virtuel virtualisant. En effet, par sa nature seule le jeu est l'activit&#233; dot&#233;e d'un temps et d'un espace qui lui sont propres par laquelle le sujet &#233;chappe aux contraintes du principe de r&#233;alit&#233;, comme le d&#233;finit R. Caillois dans l'ouvrage &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les jeux et les hommes&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/#nb8-3&quot; name=&quot;nh8-3&quot; id=&quot;nh8-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Roger Caillois, Les jeux et les hommes, Gallimard, Paris, (...)' &gt;3&lt;/a&gt;]. Par cons&#233;quent, par nature, le jeu est virtuel puisqu'il situe toujours d&#233;j&#224; le sujet dans un hors de l'&#171; ici et maintenant &#187;, ayant pour propri&#233;t&#233; d'&#234;tre virtualisant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous pouvons donc r&#233;pondre &#224; notre probl&#233;matique g&#233;n&#233;rale en affirmant que la dimension virtuelle peut &#234;tre comprise dans&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &#338;dipe Roi&lt;/i&gt;, d&#232;s lors que la pi&#232;ce est h&#233;t&#233;rogen&#232;se cr&#233;ant une ouverture sur d'autres modalit&#233;s d'&#202;tre, dans la mesure o&#249; elle est porteuse de la dimension principielle du jeu qui s'incarne lui-m&#234;me comme &#233;tant un virtuel virtualisant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; Ludovic Jouis, &#233;tudiant en philosophie, Universit&#233; de Rouen&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/#nh8-1&quot; name=&quot;nb8-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Pierre L&#233;vy, Qu'est-ce que le virtuel ?, Paris, La D&#233;couverte, coll. &quot;Sciences et soci&#233;t&#233;&quot;, 1995&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/#nh8-2&quot; name=&quot;nb8-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] St&#233;phane Chauvier. Qu'est-ce qu'une personne ? Vrin, &#171; Chemins Philosophiques &#187;, 2001&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/#nh8-3&quot; name=&quot;nb8-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Roger Caillois, Les jeux et les hommes, Gallimard, Paris, 1958&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>L'espace th&#233;&#226;tral dans Oedipe-Roi de Sophocle</title>
		<link>http://www.homeros.fr/spip.php?article58</link>
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		<dc:date>2009-01-11T12:50:00Z</dc:date>
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<category domain="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique20">S&#233;minaire : en marge d'Oedipe Tyran</category>


		<description>Jardins, espaces, topographie d'Oedipe-Roi

-
&lt;a href="http://www.homeros.fr/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;S&#233;minaire : en marge d'Oedipe Tyran&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre de mon m&#233;moire sur les jardins romains dans l'Antiquit&#233;, j'ai cherch&#233; &#224; lier la pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#338;dipe-Roi&lt;/i&gt;, au jardin en tant qu'espace de repr&#233;sentation pouvant donner lieu &#224; des mises en sc&#232;ne. Dans certains parcs antiques, la nature pouvait donner lieu &#224; un v&#233;ritable spectacle. En effet, le jardin est un d&#233;cor mouvant : comme au th&#233;&#226;tre, nous assistons aux entr&#233;es et sorties des personnages qui sont ici les saisons. Dans les parcs &#224; gibier, par exemple, la nature pouvait parfois &#234;tre mise en sc&#232;ne. Ainsi, en plein repas, les convives pouvaient soudain se retrouver entour&#233;s d'une multitude d'animaux apr&#232;s que le ma&#238;tre des lieux leur eut donn&#233; le signal (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Res Rusticae&lt;/i&gt;, III, 13, Varron) [&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/#nb9-1&quot; name=&quot;nh9-1&quot; id=&quot;nh9-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] &#171; Il a sur le territoire de Laurente un bois de plus de cinquante (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. C'est la nature qui joue, ici, le r&#244;le de protagoniste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le jardin, nous l'avons vu est un lieu de mise en sc&#232;ne, une sorte d'espace sc&#233;nique o&#249; les personnages sont en perp&#233;tuel mouvement et peuvent donner la place &#224; d'autres personnages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est dans cette optique que je me suis int&#233;ress&#233;e aux lieux pr&#233;sents dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#338;dipe-Roi&lt;/i&gt; : lieux g&#233;ographiques, lieux de pouvoirs politiques ou religieux, et enfin, lieux tragiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;I.Les lieux g&#233;ographiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les personnages sont inscrits dans des espaces r&#233;els que connaissent les spectateurs de l'&#233;poque :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; tout d'abord, le lieu o&#249; se d&#233;roule la pi&#232;ce, Th&#232;bes qui n'est jamais nomm&#233;e directement. En effet, dans le prologue, elle est associ&#233;e, sous forme de p&#233;riphrase par le pr&#234;tre de Zeus, &#224; Cadmos, son fondateur (&#171; astu Kadmeion &#187; v.35, la ville de Cadmos ). Certains mots la d&#233;signent en tant que lieu politique, &#171; polis &#187;, la cit&#233; (v.22) ou en tant que terre nourrici&#232;re, &#171; chtonos &#187;, la terre (v.25) ou encore en tant que terre sur laquelle &#338;dipe r&#232;gne, &#171; g&#234; &#187; (v. 47) ou &#171; g&#234;s &#187; (v.54). La ville nous est d&#233;crite par ses lieux de pouvoirs : &#171; agoraisi &#187; (v. 20), les places de Th&#232;bes, &#171; pros te Pallados diplois naois &#187; (v.20-21), &#171; devant les temples consacr&#233;s &#224; Pallas &#187; ou par un lieu en rapport avec le crime, lieu o&#249; se trouvait la Sphinge quand &#338;dipe est entr&#233; dans Th&#232;bes pour la premi&#232;re fois, d&#233;sign&#233; par un d&#233;ictique aux vers 391-392, &#171; enthad&#233; &#187;, &#171; ici m&#234;me &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; puis, les lieux &#233;voqu&#233;s dans la pi&#232;ce et qui ont une importance dans la r&#233;solution de l'&#233;nigme : le Cith&#233;ron, Corinthe, Delphes, la Phocide.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les lieux que nous venons de mentionner sont pour certains des lieux de pouvoirs politique et religieux, et ce sera l'objet de ma deuxi&#232;me partie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; II.Les lieux de pouvoirs politique et religieux. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le prologue s'ouvre sur un lieu politique : le palais (lieu du pouvoir royal), ses marches,&#171; edras &#187; (v.2 et 3), sur lesquelles sont assis les enfants suppliants, repr&#233;sentants du peuple et de la ville (le lieu du peuple), &#171; polis &#187; (v.4). Les enfants, par leur place dans l'espace sc&#233;nique se trouvent ainsi en position d'inf&#233;riorit&#233; face &#224; leur roi, &#338;dipe, qui, debout, sur une estrade symbolisant le seuil du palais, est sur&#233;lev&#233; par rapport &#224; eux. Au d&#233;but du second &#233;pisode, &#338;dipe r&#233;appara&#238;t sur le seuil du palais et se r&#233;pand en injures contre Cr&#233;on qu'il aper&#231;oit et le rel&#232;gue au rang de tra&#238;tre. On peut imaginer Cr&#233;on s'appr&#234;tant &#224; franchir le seuil du palais et &#338;dipe, ne lui permettant pas de le franchir, une mani&#232;re pour &#338;dipe de rappeler &#224; Cr&#233;on qu'il s'agit de son palais, symbole du pouvoir qu'il incarne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une certaine hi&#233;rarchie est respect&#233;e. Le pouvoir religieux est ici symbolis&#233; par la place que tient le pr&#234;tre au milieu des enfants, comme la didascalie nous le pr&#233;cise et, par l'&#233;vocation des temples consacr&#233;s &#224; Pallas qui se trouvent sur l'agora de Th&#232;bes (v.20).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les lieux ext&#233;rieurs mentionn&#233;s dans l'&#339;uvre ont aussi un pouvoir politique et religieux : Delphes est le sanctuaire, le lieu de l'oracle. D'ailleurs, &#338;dipe y envoie Cr&#233;on (v.70, &#171; es ta Puthica &#187;) et lui-m&#234;me, en qu&#234;te de ses origines, y &#233;tait all&#233; lorsqu'il avait quitt&#233; Corinthe (v.788). Quant &#224; Corinthe, elle est un lieu de pouvoir politique puisqu'elle est le royaume de Polybe, p&#232;re adoptif d'&#338;dipe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les personnages peuvent &#234;tre &#233;cart&#233;s parfois des lieux de pouvoirs par la volont&#233; d'autres personnages ou par leur propre volont&#233;.Ils sont contraints &#224; l'exil. Tout d'abord, &#338;dipe veut y contraindre Cr&#233;on , en tout cas, en &#233;voque la possibilit&#233; : (v.639-643), &#171; g&#234;s ap&#244;sai patridos &#187;, &#171; m'&#233;loigner de mon pays &#187;. C'est aussi le sort que r&#233;serve &#338;dipe aux assassins de La&#239;os (v. 309, &#171; phugadas &#187;, &#171; exil &#187;). Puis c'est &#338;dipe lui-m&#234;me qui &#233;voque la possibilit&#233; de son exil, quand le ch&#339;ur s'adresse &#224; lui apr&#232;s l'ag&#244;n qui l'a oppos&#233; &#224; Cr&#233;on (v.659 &#171; phugein ek t&#234;sd&#233; g&#234;s &#187;, &#171; &#234;tre exil&#233; de cette terre &#187;). A la mort de Jocaste, il en arrive m&#234;me &#224; le souhaiter avec &#171; rips&#244;n &#187;, &#171; m'exilant &#187;, de &#171; ript&#244; &#187;, &#171; jeter, rejeter, lancer au loin &#187; (v.1290), terme r&#233;utilis&#233; au vers 1436 et qui, parce qu'il est un terme concret incombant un geste physique (contrairement &#224; &#171; phugadas &#187;, terme abstrait d&#233;signant la sentence politique en elle-m&#234;me), renforce le tragique de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les lieux de pouvoir peuvent contribuer au tragique de la pi&#232;ce et &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des lieux tragiques, c'est ce que j'aborderai en troisi&#232;me partie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
III.Les lieux tragiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les marches du palais participent au tragique de la pi&#232;ce puisque ce sont sur elles que sont assis les suppliants qui viennent demander, au d&#233;but du prologue, &#224; &#338;dipe de sauver leur cit&#233;. Le tragique est renforc&#233; par la mani&#232;re dont la souffrance de la cit&#233; nous est d&#233;crite, tout d'abord avec la m&#233;taphore maritime aux vers 22-23 : &#171; saleuei &#187;, signifiant &#171; &#234;tre agit&#233;e d'un mouvement de roulis &#187; ou &#171; salou &#187;, &#171; l'agitation des flots &#187;, puis, avec l'image de la st&#233;rilit&#233; dont la terre est atteinte avec l'anaphore &#171; phtinousa &#187; (v.25-26), &#171; se consumant, p&#233;rissant &#187;. La perte de la f&#233;condit&#233; est une des pr&#233;occupations du pr&#234;tre, dans le prologue, notamment, celle de la nature (&#171; kaluxin encarpois chtonos &#187;, &#171; la terre en ses germes qui produisent des fruits &#187;). La f&#233;condit&#233; de la nature c'est un th&#232;me qui , &#224; l'&#233;poque cic&#233;ronienne, tiendra &#224; c&#339;ur Varron, notamment, dans son ouvrage &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Res Rusticae&lt;/i&gt;, au livre I, quand il parle de l'Italie comme d'une terre prosp&#232;re et frugif&#232;re. Varron va m&#234;me jusqu'&#224; rapprocher dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De sermone latino&lt;/i&gt;, l'&#233;tymologie de &#171; hortus &#187;, &#171; le jardin &#187;, de &#171; orior &#187;, &#171; na&#238;tre &#187;. Le jardin est pour lui, le lieu de la f&#233;condit&#233;. Th&#232;bes, est donc, comme nous l'avons vu atteinte physiquement. D'ailleurs, la m&#233;taphore de la maladie dont souffre Th&#232;bes en atteste : &#224; trois reprises, &#338;dipe &#233;voque la souffrance de la cit&#233; en y associant celle du peuple &#224; la sienne : v.60-61, &#171; noseite &#187;, &#171; nosountes &#187;, &#171; nosei &#187; de &#171; nose&#244; &#187; qui signifie &#171; &#234;tre malade &#187;. Et c'est &#338;dipe qui peut gu&#233;rir le mal qui ronge Th&#232;bes, il est le m&#233;decin de la cit&#233; et lui propose un rem&#232;de &#171; iasin &#187;,v.68, que Cr&#233;on est parti chercher &#224; Pyth&#244;. Mais, malheureusement, la cit&#233;, selon Phoebos est atteinte d'un mal &#171; an&#234;keston &#187;, v.98, c'est-&#224;-dire &#171; incurable &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certains lieux dans la pi&#232;ce sont des lieux tragiques en ce qu'ils sont li&#233;s au crime. Tout d'abord, Th&#232;bes y est associ&#233;e puisque les criminels, selon Apollon, s'y trouvent (v.110). Puis, certains lieux sont &#233;voqu&#233;s par &#338;dipe qui m&#232;ne l'enqu&#234;te, comme &#233;tant des lieux o&#249; se serait peut-&#234;tre d&#233;roul&#233; le crime : v.112, &#171; en oikois &#187;, &#171; chez lui &#187;, &#171; en agrois &#187;, &#171; &#224; la campagne &#187;, &#171; g&#234;s ep'all&#234;s &#187;, &#171; hors du pays &#187;. L'hypoth&#232;se est avanc&#233;e par Cr&#233;on que ce serait sur la route qui le menait &#224; l'oracle que La&#239;os aurait &#233;t&#233; assassin&#233; (v.115). Mais, Jocaste, par la suite va annoncer &#224; &#338;dipe que La&#239;os a &#233;t&#233; tu&#233; au pays de la Phocide, au carrefour de deux chemins, l'un venant de Delphes, l'autre de Daulia (second &#233;pisode). Enfin, le lieu o&#249; s'accomplit une partie de l'oracle, par cons&#233;quent, une partie du crime, c'est le palais et plus particuli&#232;rement la chambre nuptiale o&#249; &#338;dipe et sa m&#232;re, Jocaste ont engendr&#233; des enfants (accomplissement du crime incestueux), cette chambre o&#249; &#338;dipe avait lui-m&#234;me &#233;t&#233; con&#231;u par Jocaste et La&#239;os, o&#249; Jocaste se pend et o&#249; &#338;dipe se cr&#232;ve les yeux par refus de voir l'horreur de son crime.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la pi&#232;ce apparaissent des lieux d'ironie tragique : le Cith&#233;ron o&#249; &#338;dipe aurait d&#251; p&#233;rir pour que l'oracle ne s'accomplisse pas, Corinthe o&#249; &#338;dipe pense qu'il est n&#233; et qu'il quitte croyant pouvoir d&#233;jouer l'oracle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tous ces lieux que je viens d'&#233;voquer sont cit&#233;s par les personnages dans un lieu unique qui est le lieu sc&#233;nique qui lui aussi contribue au tragique de la pi&#232;ce. L'espace sc&#233;nique est un lieu qui assiste aux entr&#233;es et sorties de ses personnages. Pour reprendre l'image que j'avais employ&#233;e dans mon introduction, il est comme le jardin qui voit entrer et sortir les saisons. A chaque moment important dans l'avanc&#233;e de l'enqu&#234;te, &#338;dipe est sur sc&#232;ne :&#338;dipe rencontre Tir&#233;sias qui lui annonce que c'est lui le criminel m&#234;me s'il ne veut pas l'entendre. La stichomythie entre Cr&#233;on et &#338;dipe fait venir Jocaste sur sc&#232;ne qui tente d'apaiser les tensions et apporte &#224; &#338;dipe un nouvel &#233;l&#233;ment &#224; l'enqu&#234;te : le lieu du crime. Quand arrive le Corinthien, &#338;dipe sort du palais et le rejoint : c'est alors qu' &#338;dipe d&#233;couvre que son p&#232;re n'&#233;tait pas Polybe mais que trouv&#233; au Cith&#233;ron, il fut remis des mains d'un berger, serviteur de La&#239;os au Corinthien. Avant que s'engage ce dialogue, Jocaste &#233;tait rentr&#233;e dans le palais de peur de d&#233;couvrir la v&#233;rit&#233;, le palais, espace clos, intime, ferm&#233; aux yeux du spectateur en opposition avec l'espace sc&#233;nique, lieu ouvert o&#249; l'enqu&#234;te que m&#232;ne Oedipe se d&#233;roule sous le regard du spectateur. Dans l'exodos, on apprend par le biais d'un messager sortant du palais, la mort de Jocaste, la mort n'&#233;tant pas montr&#233;e sur sc&#232;ne. Juste avant, &#338;dipe &#233;tait rentr&#233; dans le palais et s'y &#233;tait crev&#233; les yeux. Lorsqu' &#338;dipe sort du palais et s'expose au public les yeux ensanglant&#233;s, en m&#234;me temps il se cache par sa c&#233;cit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un d&#233;voilement en m&#234;me temps qu'une dissimulation. Enfin, &#338;dipe rentre dans le palais. Cr&#233;on cherche ainsi &#224; l'&#233;loigner du peuple, commence alors le d&#233;but de son exil.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ne dit-on pas parfois des jardins qu'ils sont de v&#233;ritables &#171; th&#233;&#226;tres de verdure &#187; ? Dans l'antiquit&#233; romaine, ce sont les &#171; topiarii &#187;, des jardiniers d&#233;corateurs qui &#233;taient charg&#233;s d'am&#233;nager les jardins. Ils composaient leurs jardins comme de v&#233;ritables mises en sc&#232;ne. Cic&#233;ron faisait r&#233;f&#233;rence &#224; leur art dans une lettre qu'il avait adress&#233;e &#224; son fr&#232;re (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ad fratrem Quintum&lt;/i&gt;,III) : &#171; Topiarium laudavi : ita omnia convestitit hedera, qua basim villae qua intercolumnia ambulationis ut denique illi palliati topiariam facere videantur et hederam vendere &#187;, &#171; je fis des compliments au &#171; jardinier &#187; : il a tout rev&#234;tu de lierre, tant la terrasse sur laquelle s'&#233;l&#232;ve la villa que les espaces entre les colonnes de la promenade, si bien que, finalement, les statues grecques ont l'air de &#171; pratiquer l'ars topiaria &#187; et de vendre du lierre &#187;. Cic&#233;ron assiste l&#224; &#224; une repr&#233;sentation digne des repr&#233;sentations th&#233;&#226;trales avec son d&#233;cor et ses acteurs qui sont ici les statues grecques. Le th&#233;&#226;tre a influenc&#233; le jardin : nous l'avons vu dans &#338;dipe-Roi, notamment sur le plan des entr&#233;es et sorties des personnages, mais le jardin aussi a influenc&#233; le th&#233;&#226;tre : Th&#232;bes, dans la pi&#232;ce, repr&#233;sente le jardin st&#233;rile qui, une fois le fl&#233;au combattu, redeviendra f&#233;cond.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Capucine de Lascoups, &#233;tudiante de Lettres Classiques, Universit&#233; de Rouen&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;- &#233;tude sur les liens entre le jardin et le th&#233;&#226;tre :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pierre GRIMAL, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les jardins romains &#224; la fin de la R&#233;publique et aux deux premiers si&#232;cles de l'Empire, Essai sur le naturalisme romain&lt;/i&gt;, Paris, &#233;d. E. de Boccard,1943.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cic., &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ad fratrem Quintum&lt;/i&gt;, III, in &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les jardins romains&lt;/i&gt; de Pierre Grimal, p.95.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; anecdote sur les parcs &#224; gibier :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Varron, R.R.,III,13 in &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les jardins romains&lt;/i&gt; de Pierre Grimal, p.310.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.homeros.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; article sur la f&#233;condit&#233; de la nature :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Varron, R.R.,I,2 (sur la fertilit&#233; de l'Italie) et Varron, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De sermone latino&lt;/i&gt;, fr.29 (sur le rapprochement &#233;tymologique d'&#171; hortus &#187; et d'&#171; orior &#187;) in &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Varron et les horti, images de la structuration de l'espace de la ville&lt;/i&gt; &#187;, par Sylvie Agache, Colloque de Caen, 2000.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.homeros.fr/#nh9-1&quot; name=&quot;nb9-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 9-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &#171; Il a sur le territoire de Laurente un bois de plus de cinquante arpents, entour&#233; de murailles(&#8230;). Au milieu des bois est une esp&#232;ce d'&#233;l&#233;vation, o&#249; l'on avait dispos&#233; trois lits, et o&#249; l'on nous servit &#224; souper. Quintus fit venir Orph&#233;e, qui arrive en robe longue la cithare &#224; la main, et qui, sur l'ordre qu'il en re&#231;oit, se met &#224; sonner d'une trompette. Au premier son de l'instrument nous nous voyons entour&#233;s d'une multitude de cerfs, de sangliers et autres b&#234;tes fauves ; si bien que le spectacle ne nous parut pas au-dessous des chasses sans b&#234;tes f&#233;roces, dont les &#233;diles nous donnent quelquefois le plaisir au grand cirque. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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